Le pape Léon XIV a souhaité, dans un discours prononcé, ce lundi, au Centre culturel de Djamaa El Djazair que sa visite en Algérie soit un signe de paix dans un monde rempli de conflits et de malentendus ».
« J’ai visité Annaba à deux reprises et je suis heureux de revenir en Algérie, tout comme je suis ravi de rencontrer le noble peuple algérien », a indiqué le pape, souhaitant que « cette visite soit un signe de paix dans un monde rempli de conflits et de malentendus ».
Dans ce sens, le pape Léon XIV a estimé que « la simplicité de la conscience aujourd’hui est ce qui ouvrira de nombreuses portes fermées, et je suis venu à vous en quête de paix », ajoutant que « le peuple algérien n’a jamais été vaincu par les épreuves, car c’est un peuple enraciné dans la solidarité et l’amour du bien »
« J’ai particulièrement constaté en de nombreux lieux combien le peuple algérien fait preuve de générosité, de fidélité et de solidarité », a encore affirmé le pape Léon XIV, soulignant que « les événements historiques qu’a traversés l’Algérie ont doté ce pays d’une vision perspicace sur de nombreuses questions dans le monde ».
Dans son allocution prononcée au Centre culturel de Djamaa El-Djazair, en présence du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, de hauts responsables de l’Etat et de membres du gouvernement, ainsi que des représentants d’instances nationales et officielles, des représentants de la société civile et du corps diplomatique accrédité en Algérie, Sa Sainteté le Pape a indiqué être venu «avec un vif enthousiasme de rencontrer le noble peuple algérien», soulignant que «son profond sens religieux est le secret de la culture de rencontre et de réconciliation dans un monde marqué par les conflits et les malentendus».
Selon lui, le peuple algérien n’a jamais cédé aux épreuves, car étant profondément enraciné dans les valeurs de solidarité, d’acceptation de l’autre et d’esprit collectif, louant son hospitalité et sa grande générosité.
Il a indiqué, à cette occasion, être venu «en témoin de paix et d’espérance, auxquelles le monde aspire profondément et pour lesquelles le peuple algérien a toujours œuvré, lui qui n’a jamais cédé aux épreuves, car enraciné dans les valeurs de solidarité, d’acceptation de l’autre et d’esprit collectif, tissées dans le quotidien de millions de personnes humbles et bienveillantes, des personnes fortes et tournées vers l’avenir, celles que ni la force, ni la richesse n’aveuglent et qui ne sacrifient pas la dignité de leurs compatriotes pour des intérêts personnels ou ceux d’un groupe».
Dans ce contexte, le Pape a rappelé que le peuple algérien «a montré, à maintes reprises, sa grande générosité», laquelle se manifeste à travers «le sens de l’hospitalité profondément enracinée, considéré comme une valeur sociale fondamentale».
«Les évènements historiques tragiques survenus par le passé ont doté l’Algérie d’une vision profonde et perspicace des équilibres mondiaux, la rendant solidaire avec les souffrances de nombreux pays, proches comme lointains», a souligné le Souverain pontife.
Il s’agit là, selon lui, «d’une expérience en mesure de contribuer à promouvoir davantage de justice entre les peuples» et de faire de l’Algérie «un acteur clé d’un nouveau cours de l’histoire, non fondé sur l’aggravation des incompréhensions et des conflits, mais sur le respect de la dignité humaine, plus nécessaire que jamais face aux violations persistantes du droit international, et aux conflits à caractère néocolonial».
Il a rappelé que ses prédécesseurs «avaient clairement mesuré la portée historique de ce défi». Le Pape Benoît XVI considérait que «les processus de mondialisation, s’ils sont correctement compris et orientés, offrent une possibilité sans précédent de redistribution des richesses à l’échelle mondiale, mais que, mal dirigés, ils peuvent entraîner une aggravation de la pauvreté et des inégalités, voire déclencher une crise mondiale».
Dans cette optique, le Souverain pontife a affirmé que l’Eglise catholique «entend contribuer au bien commun en Algérie et renforcer sa propre identité en tant que passerelle entre le Nord et le Sud, entre l’Est et l’Ouest et entre la Méditerranée et le Sahara».
Au terme de son allocution, le pape Léon XIV a insisté sur la nécessité de «prôner l’écoute, le dialogue et la confiance afin de voir dans l’autre un compagnon de route et non une menace».
R.N
