Dans le cadre de la mise en œuvre de la nouvelle organisation territoriale, l’Algérie s’apprête à franchir une étape majeure avec l’installation des nouveaux walis.
Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Said Sayoud, devrait procéder à partir de cette semaine à leur nomination officielle.
Ces walis, investis de toutes les prérogatives liées à leurs fonctions, auront pour mission de renforcer la gouvernance locale et d’assurer la cohésion administrative dans les nouvelles wilayas.
Chaque wali recevra également un sceau officiel portant le nom de sa wilaya, symbolisant l’entrée en vigueur effective de la nouvelle carte administrative du pays. La remise des sceaux aux nouveaux walis n’est pas qu’un geste protocolaire : elle représente la mise en œuvre concrète de la réforme et l’entrée dans une nouvelle phase de gouvernance territoriale.
Objectifs de la réorganisation territoriale
Cette réorganisation territoriale vise à stimuler le développement local, améliorer l’efficacité de l’action publique et rapprocher l’administration des citoyens. Les autorités estiment que cette réorganisation aura pour objectif le développement local.
En rapprochant les autorités des citoyens, il devient plus facile d’identifier les besoins spécifiques de chaque région et de mettre en place des projets adaptés. Il est également question d’efficacité de l’action publique du fait que la réorganisation permettra d’améliorer la planification et le suivi des politiques publiques, en optimisant la gestion des ressources et des services. A cela s’ajoute le rapprochement de l’administration des populations pour faciliter l’accès aux services publics et renforcer la participation citoyenne.
Les autorités insistent sur le fait que cette étape est cruciale pour moderniser l’administration et préparer le terrain à un développement plus équilibré et durable à travers l’ensemble du territoire national. Avec le nouveau découpage administratif, l’Algérie passe à 69 wilayas et 1.541 communes, avec une transition des compétences prévue jusqu’au 31 décembre 2026.
Période de transition
Le nouveau texte, paru au Journal officiel, définit les modalités de transition administrative jusqu’à la fin de l’année 2026. Dans le but d’éviter toute rupture dans le service public ou dans la gestion des affaires locales, une période de transition est prévue, selon l’article 54 du nouveau texte. Les «wilayas mères» conserveront la gestion des intérêts et des services des entités nouvellement créées le temps que ces dernières installent leurs propres conseils exécutifs.
A cet effet, les walis des wilayas mères devront transmettre progressivement l’ensemble des pouvoirs et obligations à leurs homologues des nouvelles wilayas, est-il mentionné.
Sur le plan financier, la loi précise que les budgets primitifs et supplémentaires votés pour l’année 2026 continueront d’être exécutés par les walis des wilayas mères pour l’ensemble du territoire initial.
Quant au budget de l’État, les crédits de fonctionnement alloués par l’État pour l’exercice en cours resteront sous la gestion des wilayas d’origine, tout en prévoyant des ajustements spécifiques pour répondre aux besoins immédiats de fonctionnement des nouveaux conseils exécutifs.
Ce nouveau découpage marque une étape supplémentaire dans la politique de rapprochement de l’administration du citoyen et vise à dynamiser le développement local à travers une gestion de proximité plus équilibrée sur l’ensemble du territoire national.
R.N.
