La première session de formation sur la justice constitutionnelle s’est ouverte, hier, à l’Université Ahmed-Salhi de Naâma, destinée aux étudiants en doctorat et en master des universités de l’ouest du pays, avec la participation de cadres de la Cour constitutionnelle et d’enseignants universitaires.
Le discours d’ouverture a été prononcé par la présidente de la Cour constitutionnelle, Leïla Aslaoui, lu par le membre de la Cour, Ammar Boudiaf. Cette session s’inscrit dans le cadre de l’accord de partenariat entre la Cour constitutionnelle et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Elle vise à former une génération de chercheurs maîtrisant la Constitution et la jurisprudence constitutionnelle et à renforcer la coopération entre la Cour et les universités algériennes.
Leila Aslaoui a souligné que le choix de la wilaya de Naâma pour cette première session reflète l’engagement de la Cour à s’ouvrir à toutes les régions du pays et l’intérêt particulier de l’Université de Naâma pour le droit et la jurisprudence constitutionnelle. Le programme national prévoit également des sessions à Batna, Annaba et Alger pour permettre une large participation des étudiants de doctorat et de master.
La présidente de la Cour constitutionnelle a rappelé que la justice constitutionnelle, dans le cadre des réformes introduites par la Constitution de 2020, n’est plus théorique mais constitue une réalité concrète protégeant les droits et libertés, notamment via le mécanisme du recours en inconstitutionnalité. Cette session de formation vise à rapprocher les enseignements universitaires de la pratique du droit constitutionnel et à préparer les futurs juges, avocats et enseignants-chercheurs à diffuser la culture constitutionnelle au sein de la société.
Le directeur chargé de la gestion de l’Université de Naâma, Benamar Bouakada, a indiqué que cette session rassemble des étudiants des universités de Naâma, El Bayadh, Tiaret et Chlef, et constitue un espace d’échange scientifique pour renforcer les compétences juridiques et soutenir le parcours académique et professionnel des participants.
Le membre de la Cour constitutionnelle, Ammar Abbas, a précisé que la session vise à approfondir les concepts de la justice constitutionnelle algérienne et à renforcer son intégration dans les colloques académiques et les études spécialisées, en combinant théorie et pratique pour diffuser la culture constitutionnelle et consolider les valeurs de citoyenneté et de respect de la Constitution.
Le programme, qui se déroulera du 5 au 7 avril, inclut des conférences et des discussions sur la théorie générale de la Constitution et le régime constitutionnel algérien, les compétences nouvellement attribuées à la Cour constitutionnelle, le contrôle constitutionnel et les droits fondamentaux, les procédures de recours en inconstitutionnalité, les méthodes d’interprétation constitutionnelle et leur application dans la jurisprudence de la Cour, ainsi que les litiges électoraux.
R.N
