L’ambassadeur de l’Etat de Palestine en Algérie, Faiz Abu Aita, a animé, hier, à Alger, une conférence de presse, consacrée à la décision de la Knesset d’instaurer la peine de mort contre les prisonniers palestiniens dans les geôles sionistes. Une décision que le diplomate a qualifié de «crime contre l’humanité». Le choix de l’Algérie pour dénoncer cette mesure n’est pas anodin.
L’Algérie a toujours clamé haut et fort son soutien indéfectible à la cause palestinienne. D’ailleurs, la naissance de l’Etat de la Palestine a été proclamée sous la direction du défunt Yasser Arafat, novembre 1988, à Alger.
Pour l’Algérie, la «fin de l’occupation et l’établissement d’un Etat palestinien indépendant avec El-Qods comme capitale sur les frontières du 4 juin 1967 est la seule voie pour mettre fin au conflit et instaurer la paix, et qu’aucune autre solution ou règlement alternatifs ne sont acceptables», pour paraphraser le président de la République Abdelmadjid Tebboune. En somme, point d’équivoques ni ambiguïtés.
Le slogan «avec la Palestine, qu’elle ait tort ou raison», lancé par l’ancien président Houari Boumediène, est toujours d’actualité, contrairement à beaucoup d’autres nations ayant tourné la veste et qui se sont mués dans leur silence. Une cause pour laquelle les pays arabes ont mené trois guerres contre l’occupant sioniste. Apparemment, ce temps est révolu, depuis belle lurette.
En effet, Alger a été, hier, la seule capitale à offrir une tribune d’expression aux représentants diplomatiques palestiniens.
Comment expliquer ce silence assourdissant ? Pourquoi ces pays restent-ils peu enclins à condamner l’entité sioniste ou exiger un cessez-le-feu aussi bien à Ghaza qu’au Liban ? Une situation qui s’explique par l’étroitesse des relations de certains pays du Golfe avec l’État sioniste, vécue comme une pantalonnade par leurs propres populations et un coup de poignard dans le dos par les nombreux Palestiniens. Heureusement que les opinions publiques sont dans leur écrasante majorité des soutiens de la question palestinienne.
Smail R.
