Dans un contexte mondial marqué par de profondes recompositions énergétiques, le gaz naturel s’impose plus que jamais comme un facteur clé d’équilibre. C’est le message principal du PDG de Sonatrach, Nour Eddine Daoudi, lors de l’ouverture hier du 8ᵉ Symposium de l’AIG, qui se tient à Oran.
Flexible et moins émetteur de carbone que d’autres énergies fossiles, «le gaz naturel s’affirme plus que jamais comme un élément déterminant pour la sécurité énergétique et la stabilité des approvisionnements à l’échelle mondiale», a-t-il souligné dans une allocution lue en son nom par Ferhat Ounoughi, vice-président chargé du développement commercial et du marketing du groupe.
Il a ajouté que les expériences récentes ont démontré que le gaz naturel demeure un pilier essentiel pour garantir la stabilité des marchés énergétiques, en raison de sa flexibilité, de sa faible empreinte carbone et de sa capacité à soutenir l’intégration des énergies renouvelables dans un mix énergétique équilibré et sécurisé.
Dans cette perspective, Sonatrach continue de renforcer son rôle de fournisseur fiable d’énergie en développant ses capacités de production, en modernisant ses infrastructures gazières et en élargissant ses partenariats internationaux afin de consolider la sécurité des approvisionnements et de répondre aux exigences des marchés mondiaux.
Décarbonation et hydrogène
Abordant les enjeux de la transition énergétique, Nour Eddine Daoudi a souligné que l’avenir de l’industrie du gaz est indissociable des défis de cette transition, devenue une priorité majeure à l’échelle internationale. Il a mis en avant la décarbonation du secteur gazier comme un axe clé nécessitant des efforts continus pour réduire les émissions et renforcer la durabilité des activités énergétiques.
Selon lui, l’hydrogène, en particulier à faible teneur en carbone, constitue l’un des piliers futurs du système énergétique mondial, en tant que ressource prometteuse ouvrant de nouvelles perspectives de coopération internationale et d’investissement dans les technologies propres, tout en offrant aux pays producteurs de gaz naturel des opportunités stratégiques pour développer de nouvelles chaînes de valeur et renforcer leur position sur les marchés énergétiques de demain.
Innovation technologique
Par ailleurs, les évolutions rapides que connaît l’industrie du gaz imposent aux acteurs du secteur de suivre les technologies modernes, notamment la numérisation et l’intelligence artificielle.
«La numérisation et l’intelligence artificielle jouent un rôle déterminant dans l’optimisation des performances industrielles et l’amélioration de l’efficacité opérationnelle», a-t-il déclaré.
Il a également insisté sur la nécessité d’investir dans le capital humain : «Les compétences qualifiées constituent la véritable richesse sur laquelle repose la durabilité du secteur énergétique», a-t-il indiqué.
S.S.
