Les dirigeants de l’Union européenne (UE) se réunissent à partir de ce jeudi à Bruxelles pour tenter de freiner la hausse des prix de l’énergie provoquée par la guerre en Iran, dont les effets pèsent sur les économies européennes.
L’UE, fortement dépendante des importations d’énergie, est particulièrement exposée aux perturbations liées à la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite environ 20% du pétrole mondial.
Le prix du gaz européen s’est envolé de 35% ce jeudi, après des frappes contre des infrastructures énergétiques au Moyen-Orient, et en particulier une attaque de l’Iran visant le plus grand site de production de gaz naturel liquéfié (GNL) du monde, au Qatar.
Peu après le début de la cotation à 07H00 GMT, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, bondissait de 28,06% à 70 euros le mégawattheure, après avoir grimpé jusqu’à 35%.
Depuis le début du conflit le 28 février, les prix du gaz en Europe ont augmenté de plus de 60%, alimentant les inquiétudes sur le coût de la vie et la croissance économique.
À court terme, les responsables européens reconnaissent l’absence de solution immédiate. « Il n’existe pas de solution miracle », a indiqué le ministre lituanien de l’Énergie, soulignant toutefois l’importance de réduire la dépendance aux énergies fossiles au profit de sources bas carbone.
R.E
