Le président du Conseil de la nation, Azzouz Nasri, a installé, hier, les groupes d’amitié entre le Conseil de la nation et les parlements de plusieurs pays africains.
Il s’agit notamment du Sénat de la République du Zimbabwe, du Conseil national des provinces de la République d’Afrique du Sud, du Sénat de la République fédérale de Somalie, du Sénat de la République du Rwanda, du Conseil national de la République de Namibie, du Sénat de la République fédérale du Nigeria, du Sénat de la République du Tchad et du Sénat de la République du Kenya.
Un mécanisme de diplomatie parlementaire
Dans son allocution à cette occasion, le président du Conseil de la nation a expliqué que «l’installation de ces groupes d’amitié s’inscrit dans le cadre des mécanismes de la diplomatie parlementaire, qui tissent des ponts solides entre les peuples à travers leurs représentants dans les institutions législatives».
Il a également salué, lors de cette cérémonie qui a vu la présence de la secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères chargée des Affaires africaines, Salma Bekhta Mansouri, des membres du Conseil de la nation, ainsi que des ambassadeurs et diplomates accrédités en Algérie pour les pays africains concernés,
«l’installation de ces groupes qui unissent l’Algérie à ces pays par des liens de fraternité, d’amitié, de coopération, de confiance et de respect mutuel, dans le cadre de relations historiques enracinées et de liens forts qui dépassent l’espace géographique pour former un héritage humain commun et une histoire brillante de lutte commune contre le colonialisme, pour la liberté, la souveraineté et la promotion de l’Afrique».
Mémoire collective et défis actuels
À ce propos, Nasri a rappelé que «l’ancienneté et l’importance des relations algéro-africaines confèrent à cette rencontre un caractère particulier et distinct, où l’on se remémore une mémoire collective chargée de sacrifices et un passé riche en lutte noble contre le colonialisme, l’implantation et le racisme, ainsi qu’un présent riche en acquis malgré l’ampleur des défis, et la poursuite de la lutte pour consacrer les droits des pays du continent à un développement global, ainsi qu’à une souveraineté totale sur le sol, les ressources et la décision».
Il a ajouté que «le Conseil de la nation accorde une importance particulière à ce mécanisme et l’adopte pour renforcer la coopération avec ses homologues partout dans le monde, le considérant comme un espace purement fraternel où se mêlent notre responsabilité nationale envers nos peuples et nos responsabilités collectives envers les intérêts de notre continent».
Renforcement de la démocratie
Il a poursuivi en affirmant que le Conseil de la nation
«a veillé à lancer et à actualiser la composition de certains groupes d’amitié parlementaire dans la présente législature, en élargissant les horizons du partenariat et de la communication avec les conseils des sénats africains, en cohérence avec la fierté de l’appartenance, et en soutien à la coopération bilatérale parlementaire qui renforce la pratique démocratique, et accompagne le dynamisme diplomatique et économique fortement présent dans les plaidoyers et les politiques de l’Algérie».
Dans le même contexte, il a souligné «la détermination du Conseil de la nation à renforcer les liens d’amitié avec les parlements africains, ce qui reflète la volonté de l’Algérie, sous la conduite du Président de la République Abdelmadjid Tebboune, de mobiliser les efforts africains en vue de réaliser l’essor de l’Afrique».
Appel à la paix et à la réconciliation
Nasri a également appelé les parlementaires africains à «promouvoir la culture de la paix et de la réconciliation nationale, que l’Algérie a expérimentée et dont elle a tiré profit après une douloureuse expérience avec le terrorisme, et à mobiliser tous les moyens pour mettre fin au colonialisme, rejeter les conflits et renforcer le commun africain dans le cadre de la diversité, de l’unité et de la coexistence».
Enfin, la remise des listes des groupes d’amitié a été effectuée aux ambassadeurs et aux représentants des ambassades des pays africains concernés par cette installation.
R.N
