Dans certains pays africains, la corruption a accru les inégalités, alimenté la violence et l’instabilité politique, mais aussi aggravé les préjudices sociaux et environnements
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé que le continent africain regorge de ressources naturelles immenses, notamment dans les domaines des hydrocarbures et des minerais stratégiques. Toutefois, le véritable défi réside dans une gestion efficace de ces ressources, leur valorisation et leur transformation en un véritable levier de développement économique et social durable, ainsi que la création de valeur ajoutée et d’emplois répondant aux aspirations des peuples africains, a-t-il mis en avant.
A cet égard, le chef de l’Etat a, dans un message lu en son nom par le ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, insiste sur la nécessité d’instaurer une bonne gouvernance dans le secteur des industries extractives.
Une manière de mettre en garde contre le détournement et la corruption sévissant dans certains pays du continent. En effet, les ressources minières africaines font l’objet d’une attention croissante attirant les investissements dont le continent a besoin ou alimenter des objectifs de développement plus vastes. Néanmoins, le secteur est devenu synonyme de corruption préjudiciable et coûteuse, souvent perpétrée par des élites riches et des entreprises étrangères.
Dans certains endroits, la corruption a accru les inégalités, alimenté la violence et l’instabilité politique, mais aussi aggravé les préjudices sociaux et environnements. Preuve en est, l’Afrique fait face à une nouvelle ruée géopolitique pour contrôler les mines, en raison de la transition énergétique mondiale.
Sans accès aux métaux et minerais africains, le monde aura du mal à se passer des sources d’énergie alimentées par des combustibles fossiles.
Dans cet ordre d’idées, le Président Tebboune a insisté, dans ce sens, sur «la nécessité d’instaurer une gouvernance saine du secteur des industries extractives, fondée sur la transparence, la localisation des connaissances, le transfert de technologie, le respect des normes environnementales et la promotion du du contenu local, ainsi que sur l’encouragement des investissements responsables et des partenariats équilibrés garantissant des bénéfices mutuels».
L’expérience algérienne
Dans ce contexte, le Président Tebboune a invité les pays africains à s’inspirer de l’expérience algérienne dans les domaines des hydrocarbures et des mines. Une expérience fondée sur le contrôle national des ressources, le développement des chaînes de valeur et la construction des capacités humaines, a-indiqué, tout en affirmant la disposition de l’Algérie à partager son expertise avec les pays africains frères, notamment dans les domaines de l’exploration et de la production, de la transformation, de la formation et de la recherche et développement.
Une coopération Sud-Sud
Poursuivant, le Président Tebboune a affirmé que l’Algérie place la coopération africaine au cœur de sa politique étrangère et accorde une importance particulière aux projets régionaux structurants qui renforcent l’intégration économique, soutiennent la sécurité énergétique et contribuent à la réalisation d’un développement partagé. Il a, également, renouvelé l’engagement de l’Algérie à accompagner les efforts africains visant à construire une économie continentale forte, solidaire et durable.
La participation de l’Algérie au salon « Simica Tchad 2026 » s’inscrit dans cette dynamique, rappelle le Président Tebboune. «La participation de l’Algérie à cet important événement continental en tant qu’invitée d’honneur reflète son engagement constant en faveur du soutien à la coopération africaine et du renforcement du partenariat Sud-Sud, partant de la conviction profonde que l’avenir de l’Afrique se construit par les efforts de ses propres enfants et par la complémentarité de ses capacités et de ses ressources», a-t-il mis en avant.
Synthèse S. Rouha
