Le ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, a reçu, avant-hier, une délégation de l’Université Parthénope des études de Naples (Italie), conduite par son recteur, le professeur Antonio Garofalo.
Cette réunion a été l’occasion pour les deux parties d’examiner les moyens de développer les capacités nécessaires à la mise en place d’écosystèmes innovants, tout en renforçant une approche commune dans le domaine des micro-entreprises. Les échanges ont porté notamment sur les mécanismes d’accompagnement de l’innovation et sur les perspectives de coopération institutionnelle entre l’Algérie et l’Italie.
S’inscrivant dans le cadre de la coopération bilatérale autour du «développement des compétences entrepreneuriales en Algérie», le programme de la visite a donné lieu à plusieurs présentations animées par des cadres du ministère. Celles-ci ont mis en lumière l’écosystème national des start-up ainsi que les dispositifs de promotion de l’entrepreneuriat, à l’image de l’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat (NESDA), de l’Agence nationale de gestion du microcrédit (ANGEM) et de l’Agence nationale de l’auto-entrepreneur (ANAE).
De leur côté, des enseignants de l’Université Parthénope ont présenté les programmes de renforcement des capacités entrepreneuriales développés au sein des universités italiennes, ainsi que les opportunités de coopération en matière de développement durable. Selon le communiqué du ministère, cette initiative constitue une étape importante dans le renforcement des relations algéro-italiennes, notamment dans les domaines de l’entrepreneuriat, de l’innovation et du développement des compétences.
Accords bilatéraux
Pour rappel, l’Algérie et l’Italie multiplient les initiatives pour renforcer leur coopération dans le domaine des startups, de l’innovation et des technologies émergentes, au-delà de leur partenariat historique centré sur l’énergie. Ces dernières années, plusieurs accords et programmes ont été lancés afin de favoriser la recherche conjointe, l’entrepreneuriat innovant et l’investissement bilatéral.
Parmi les principaux leviers de cette coopération figurent les appels conjoints en recherche et innovation, soutenus par les autorités des deux pays, qui encouragent les projets collaboratifs entre universités, centres de recherche et acteurs innovants, notamment dans les secteurs de l’énergie, de l’agrotech, de l’eau et du développement durable. Ces dispositifs ouvrent également la voie à une meilleure intégration des startups dans les projets de R&D.
Sur le plan entrepreneurial, des programmes d’accélération financés par l’Italie, à l’image d’initiatives dédiées aux startups méditerranéennes, offrent aux entreprises émergentes des opportunités de mentorat, de formation et d’accès aux réseaux européens, avec un accent particulier sur les technologies vertes et l’innovation durable.
La coopération s’appuie aussi sur un cadre institutionnel renforcé, marqué par des accords entre les agences de promotion de l’investissement des deux pays, visant à faciliter les partenariats, les échanges d’informations et l’implantation de projets innovants.
En parallèle, des projets structurants dans les télécommunications et le numérique, comme le déploiement d’infrastructures de connectivité entre les deux rives, contribuent à améliorer l’environnement technologique pour les startups.
Dans un contexte de rapprochement politique et économique entre Alger et Rome, cette dynamique traduit une volonté commune de diversifier la coopération bilatérale et de faire de l’innovation et des startups un nouveau pilier du partenariat algéro-italien, avec des perspectives croissantes pour les entrepreneurs et les investisseurs des deux pays.
I.K.
