Le ministre du commerce extérieur a annoncé que le projet de loi relatif au commerce extérieur se trouve actuellement au niveau du Secrétariat général du gouvernement. Selon lui, cette réforme permettra de professionnaliser le secteur et de mieux structurer l’économie algérienne.
Le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des Exportations, Kamel Rezig, a affirmé, jeudi, devant la Commission des affaires économiques et de la planification de l’APN, que l’Algérie a adopté une démarche stratégique visant à promouvoir les exportations hors hydrocarbures, avec pour objectif la diversification de l’économie nationale et le renforcement de la compétitivité des produits nationaux sur les marchés internationaux.
À cet égard, le ministre a expliqué que le système du commerce extérieur fait l’objet d’une restructuration à travers l’adoption de plusieurs décisions structurelles destinées à renforcer la gouvernance et l’efficacité. Parmi ces mesures figurent la dissolution de l’ALGEX et la création de deux organismes nationaux spécialisés.
Le premier sera chargé de la promotion des exportations hors hydrocarbures, tandis que le second assurera le suivi et l’encadrement des importations. Concernant leur organisation interne, le ministre a révélé que deux projets d’arrêtés interministériels ont atteint la phase finale d’examen au niveau de la Direction générale de la fonction publique et de la réforme administrative, relevant des services du Premier ministre, en vue de leur approbation.
Le ministre a, par ailleurs, annoncé que le projet de loi relatif au commerce extérieur se trouve actuellement au niveau du Secrétariat général du gouvernement. Selon lui, cette réforme permettra de professionnaliser le secteur et de mieux structurer l’économie algérienne.
Lancement d’un guichet unique numérique
Le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des Exportations s’apprête, par ailleurs, à lancer un guichet unique numérique au profit des exportateurs, dans le but de simplifier les procédures et de réduire considérablement les délais de traitement, a annoncé Kamel Rezig.
Il a expliqué que ce guichet unique numérique, destiné aux exportateurs des différents secteurs, permettra de simplifier les démarches administratives, renforcer la transparence et accélérer le traitement des dossiers liés aux opérations d’exportation.
Grâce à cette nouvelle plateforme digitale, les opérateurs économiques pourront obtenir les documents nécessaires à leurs activités d’exportation dans les plus brefs délais, sans avoir à se déplacer à Alger. Ils auront également la possibilité de prendre des rendez-vous en ligne, facilitant ainsi l’examen de leurs préoccupations, a-t-il expliqué.
Soutien aux exportations
Le ministre a également souligné les efforts déployés pour élargir la base des opérateurs commerciaux impliqués dans la dynamique des exportations.
Il a expliqué que la simplification des démarches d’exportation permet désormais aux producteurs et prestataires de services d’exporter sans inscription préalable au registre commercial spécifique. Il a également rappelé que le Fonds spécial de promotion des exportations (FSPE) prend en charge une partie des frais de transport et de participation aux salons internationaux. Selon le ministre, 1 800 dossiers ont été indemnisés en 2025.
La loi de finances 2026 prévoit d’augmenter le financement du fonds pour couvrir davantage de dépenses liées aux exportations. Le ministre a également souligné les accords conclus avec GATMA, Air Algérie Cargo et Logitrans pour réduire les coûts logistiques.
1800 exportateurs en 2025
Saluant les progrès enregistrés, le ministre a indiqué que le nombre d’exportateurs a atteint environ 1 800 au cours des dix premiers mois de l’année 2025. Dans le détail, 788 opérateurs ont exporté vers le continent africain, 961 vers les pays européens, tandis que 430 exportateurs ont ciblé les marchés asiatiques, selon les chiffres présentés par le ministre.
Enfin, Kamel Rezig a insisté sur le dialogue constant avec les acteurs économiques et les associations patronales. Selon lui, ces mesures visent à bâtir un écosystème exportateur solide, capable de créer de la richesse, soutenir la croissance et asseoir la réputation de l’Algérie sur la scène économique internationale.
Said. S
