Dans le cadre des efforts visant à développer la filière de l’aquaculture et à améliorer les mécanismes de commercialisation de ses produits, le directeur général de la pêche maritime et de l’aquaculture, Miloud Triaa, a présidé, hier, une réunion de coordination avec les cadres de la Direction générale, en présence de représentants de l’Office national des aliments du bétail (ONAB).
Cette réunion a été consacrée à la préparation du lancement de la plateforme numérique dédiée à la commercialisation des produits de l’aquaculture marine, notamment la daurade royale (Daurade), le loup de mer (Loup de mer) et le tilapia rouge.
La mise en place de cette plateforme numérique intervient en réponse aux difficultés enregistrées dans la commercialisation de certains produits de l’aquaculture, lesquelles constituent l’un des principaux obstacles à l’extension de la production, en particulier pour les petits producteurs et les agriculteurs exerçant l’activité d’aquaculture, y compris l’aquaculture intégrée à l’agriculture.
Naissance de l’ONAB Aquaculture et Pêche
Dans ce contexte, une entreprise publique relevant du secteur de la pêche maritime et de l’aquaculture a été créée en tant que filiale de l’Office national des aliments du bétail (ONAB), sous l’appellation « ONAB Aquaculture et Pêche ».
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de mesures opérationnelles visant à apporter des solutions durables à la problématique de la commercialisation. L’Office a d’ores et déjà entamé la commercialisation des produits de l’aquaculture à travers ses points de vente, en application de la convention signée avec la Chambre algérienne de la pêche maritime et de l’aquaculture.
Cette plateforme numérique, la première du genre, permettra la création d’une base de données nationale des producteurs d’aquaculture marine et continentale. Elle offrira à tout producteur rencontrant des difficultés dans la commercialisation de sa production la possibilité d’enregistrer les quantités proposées, afin qu’elles soient prises en charge pour la commercialisation par l’entreprise publique susmentionnée. La plateforme permettra également aux transformateurs de produits de l’aquaculture de s’inscrire et de préciser leurs zones d’activité, garantissant ainsi une mise en relation directe entre eux, les producteurs et les points de vente.
Un contrôle sanitaire
La plateforme offrira en outre la possibilité de définir un calendrier de production ainsi que les quantités produites par chaque producteur et par espèce, tout en permettant l’élaboration de statistiques précises sur le nombre de producteurs et le volume de la production nationale. Cela facilitera la mise en œuvre des mécanismes d’incitation adoptés, notamment ceux destinés aux producteurs de tilapia rouge, consistant en l’octroi d’une subvention de 50 dinars par kilogramme produit.
Enfin, la plateforme garantira l’implication de la Chambre algérienne de la pêche maritime et de l’aquaculture, en tant que représentant professionnel des producteurs, dans le suivi des données pertinentes.
Elle permettra également à la Direction de la santé animale relevant du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche d’accéder à la plateforme et de consulter les demandes de contrôle sanitaire des producteurs, contribuant ainsi au renforcement du contrôle sanitaire et à l’amélioration de la qualité des produits.
R.E
