Plusieurs formations politiques ont qualifié l’approbation de la loi organique relative aux partis politiques, d’une étape déterminante dans la refonte de la scène politique nationale et la promotion d’une pratique partisane plus responsable.
Le Conseil des ministres a récemment approuvé les amendements relatifs au projet de loi organique portant sur les partis politiques. Cette décision s’inscrit dans une dynamique globale visant à renforcer le cadre juridique régissant l’activité partisane et à consolider le processus démocratique national, conformément aux dispositions et à l’esprit de la Constitution du 1er novembre 2020.
L’annonce a suscité des réactions positives de plusieurs formations politiques, qui y voient une étape déterminante dans la refonte de la scène politique nationale et la promotion d’une pratique partisane plus responsable.
FLN : Consolider la stabilité et la compétitivité politique
Le Front de Libération Nationale (FLN) a exprimé sa «grande satisfaction» et sa «profonde fierté» à l’issue de cette réunion, estimant que l’approbation du projet de loi organique constitue une avancée qualitative majeure dans le processus de relance de la scène politique nationale.
Selon le FLN, ce nouveau cadre juridique permettra de mettre définitivement fin aux pratiques contraires à l’éthique politique, d’instaurer une concurrence loyale entre les formations politiques et de restaurer la confiance en l’action partisane. Le parti a également souligné l’importance de cette loi dans le renforcement du front intérieur et la consolidation de la stabilité nationale.
El Bina : Un impératif constitutionnel
Le membre du Mouvement El-Bina, Hammou Mohamed, a souligné que la vie politique est étroitement liée aux réformes constitutionnelles relatives aux libertés publiques et que la nouvelle Constitution a introduit des dispositions inédites concernant les partis politiques.
Dans ce cadre, la révision ou l’actualisation de la loi organique constitue à la fois une obligation constitutionnelle et une revendication réformatrice portée par les partis politiques eux-mêmes. Hammou Mohamed a également mis en avant l’approche participative adoptée dans l’élaboration de l’avant-projet de loi. Cette démarche vise, selon lui, à produire un texte capable de mieux encadrer la vie politique, de donner un véritable sens à l’action partisane et de combler les insuffisances ayant entravé la réalisation des objectifs du pluralisme politique.
Front El-Moustakbal : Un cadre légal clair
Le Front El-Moustakbal a, pour sa part, estimé que les décisions prises reflètent la vision politique de l’État algérien et sa détermination à poursuivre la voie des réformes profondes.
Le Front El-Moustakbal considère l’approbation du projet de loi organique relatif aux partis politiques comme «une pierre angulaire dans la refonte de la scène politique nationale».
Le texte est perçu comme une étape qualitative vers l’instauration d’une pratique politique responsable, fondée sur l’intégrité, la transparence, la responsabilité et la concurrence loyale, tout en garantissant un pluralisme réel et en protégeant l’action partisane contre toute forme de déviation ou d’exploitation illégitime. Selon le parti, cette nouvelle loi ouvre une ère inédite au travail partisan, marquée par la clarté en matière d’organisation et de financement, le lien entre responsabilité et reddition de comptes, la promotion d’une performance politique sérieuse, ainsi que l’ouverture de la participation aux compétences nationales et à la jeunesse. Autant d’éléments susceptibles de renforcer la confiance entre le citoyen et les institutions partisanes, de consolider le front intérieur et de servir la stabilité du pays.
Tajamou Amal El Djazaïr : Une étape majeure
Le parti Tajamou Amal El Djazaïr (TAJ) a qualifié l’approbation du projet de loi organique d’étape législative majeure dans le processus de réforme du système politique et de renforcement de la pratique démocratique. Selon le parti, cette loi contribue à moderniser le cadre juridique régissant l’action partisane et à consacrer les principes de transparence et de responsabilité, renforçant ainsi la crédibilité de l’action politique et la confiance du citoyen.
Le TAJ a rappelé sa contribution active à l’enrichissement du débat national autour du projet de loi, à travers les propositions et observations formulées lors des différentes phases de consultation. Cette participation visait, selon le parti, à garantir un équilibre entre les exigences d’organisation des partis et le respect de la liberté d’activité partisane, tout en permettant aux formations politiques d’assumer pleinement leur rôle constitutionnel d’encadrement et de participation à la vie publique.
Islam K.
