Le Parlement de l’enfant algérien a été officiellement lancé hier, sous la présidence du président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Brahim Boughali.
Cette initiative marque une étape importante dans la stratégie nationale visant à associer les jeunes générations à la vie publique et à renforcer les valeurs de citoyenneté dès le plus jeune âge.
Dans son allocution d’ouverture, Brahim Boughali a souligné que la création de ce Parlement constitue «la concrétisation de la vision de l’État algérien visant à associer les jeunes générations à la vie publique et à ancrer les valeurs de citoyenneté et de participation positive dès le plus jeune âge».
Il a précisé que ce projet éducatif est «le fruit d’une coopération entre enseignants, éducateurs, parents et institutions de l’État», insistant sur le fait que «le véritable investissement est celui réalisé dans l’élément humain, l’enfant étant la base de toute construction et le dépositaire de l’avenir».
Le président de l’APN a affirmé que le Parlement de l’enfant «n’est pas un simple cadre symbolique», mais bien «un espace national de haut niveau incarnant la vision de l’Algérie nouvelle pour la formation d’une génération consciente et responsable».
Selon lui, l’État algérien mise sur l’enfance comme « pierre angulaire de tout projet de développement et de construction démocratique durable», rappelant que «les nations ne se mesurent pas à leurs richesses, mais aux générations qu’elles forment».
S’adressant directement aux enfants parlementaires, Brahim Boughali a déclaré que leur élection par leurs camarades constitue « une responsabilité avant d’être un honneur ».
Il a, à cette occasion, félicité les représentants de la communauté algérienne établie à l’étranger et salué la participation de trois enfants à besoins spécifiques, intégrés en coordination avec le ministère de la Solidarité nationale, en reconnaissance de leurs excellentes capacités académiques.
La présence des enfants dans l’hémicycle représente, selon lui, «une étape éducative déterminante» et une opportunité de développer chez les jeunes «une personnalité de leader», à travers l’apprentissage de l’art du dialogue, du respect de l’opinion d’autrui et de la prise de décision responsable.
Un prolongement naturel du rôle de l’école
Chaque intervention ou proposition est ainsi considérée comme «un exercice pratique de responsabilité et de travail collectif».
Rappelant que «la citoyenneté n’est pas un slogan, mais un comportement», le président de l’APN a souligné que le Parlement de l’enfant permet aux jeunes de mieux comprendre les problématiques de leur société et de transformer leurs idées en initiatives concrètes.
Il les a exhortés à exprimer leur amour pour l’Algérie à travers leurs actes quotidiens, rappelant l’histoire glorieuse du pays et le sacrifice des martyrs. Brahim Boughali a également indiqué que cette instance constitue un prolongement naturel du rôle de l’école algérienne dans l’ancrage des valeurs de sérieux, d’effort et d’excellence scolaire, tout en encourageant les enfants à accompagner les transformations scientifiques et numériques et à développer leur pensée critique et créative.
De son côté, le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saâdaoui, a précisé que cette initiative s’inscrit dans une vision nationale globale visant à renforcer l’implication des élèves dans la vie scolaire et institutionnelle, et à former une génération consciente des valeurs de la République, imprégnée d’une culture du dialogue et du sens des responsabilités. Il a également souligné l’accompagnement constant des autorités pour garantir une scolarité de qualité, au bénéfice des enfants algériens ainsi que de leurs camarades de Palestine et du Sahara occidental.
La rencontre a été marquée par l’installation officielle des membres du Parlement de l’enfant algérien, annonçant ainsi le lancement de sa première mandature, qui s’étendra de 2025 à 2027, dans l’objectif de former des citoyens responsables, attachés à leur mémoire nationale et engagés dans la construction de l’Algérie de demain.
I.K
