Le financement des entrepreneurs innovants constitue l’un des plus grands défis auxquels sont confrontées les startups en Afrique. Il constitue un pilier essentiel de l’écosystème continental dans ce domaine.
Lors d’une table ronde organisée dans le cadre de la Conférence africaine sur les startups, les participants ont souligné la nécessité de mettre en place des mécanismes de financement régionaux et continentaux pour compléter les mécanismes nationaux, dans le but de donner aux entrepreneurs les moyens d’agir et d’améliorer la capacité des startups à se développer sur le continent et à accéder à de nouveaux marchés. Les participants ont souligné l’importance de développer un système de financement coordonné qui renforce les opportunités de croissance et soutienne l’innovation dans divers secteurs.
Selon la vice-présidente de la Commission de l’Union africaine, Salma Malika Haddadi, le continent, malgré plus de 6 milliards de dollars d’investissements technologiques, ne bénéficie toujours que de moins de 2 % du capital-risque mondial. Lors d’un discours prononcé à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la quatrième édition de la conférence africaine des startups, Salma Malika Haddadi a souligné la nécessité de renforcer les mécanismes de financement locaux, notamment aux premiers stades des projets, et de créer des voies pratiques pour investir l’énergie et l’expertise de la diaspora africaine dans le transfert de technologies et de capitaux. Elle a ajouté que le lancement par l’Algérie d’un fonds destiné à financer les startups et les jeunes innovants en Afrique, qui a permis de mobiliser 1 milliard de dollars, « est une initiative dont la Commission de l’Union africaine est fière », considérant que « la formation de la prochaine génération de leaders du développement et d’entrepreneurs en Afrique dépend de la capacité des pays à prendre des initiatives et à bien planifier, ainsi qu’à traduire les déclarations et les politiques en mesures concrètes sur le terrain afin de garantir un impact réel et durable ».
La vice-présidente de la Commission a déclaré que l’Afrique compte plus de 600 centres d’activité pour l’innovation et les technologies, considérant cela comme une « réalisation remarquable », mais elle a souligné que beaucoup d’entre eux « souffrent encore d’un manque de financement et d’une répartition inégale », appelant à renforcer le rôle de ces centres, à soutenir les programmes d’accélération, à améliorer les infrastructures numériques et physiques et à développer la coopération transfrontalière.
De son côté, la présidente de l’Association africaine des startups, Just Omomo Ibe a expliqué que cette conférence constitue une occasion pour les gouvernements africains d’adopter des modèles de financement innovants, d’élargir les fonds d’innovation et d’offrir des incitations fiscales aux investisseurs dans le domaine de l’innovation.
Saïd S.
