L’Algérie s’apprête à accueillir l’un de ses plus grands rendez-vous économiques de l’année. Plus de 600 opérateurs issus de l’industrie et des services participeront, du 18 au 27 décembre, à la 33e édition de la Foire de la Production Algérienne, organisée au Palais des Expositions des Pins Maritimes, sous le haut patronage du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
Avec la présence attendue de délégations africaines, cette nouvelle édition s’annonce comme un moment clé pour finaliser les contrats amorcés en septembre dernier lors du Salon du Commerce Intra-Africain et accélérer la dynamique d’exportation hors hydrocarbures.
Un salon ouvert sur l’Afrique
L’évènement réunira un large éventail d’acteurs : industrie militaire, agroalimentaire, chimie et pétrochimie, électronique, électroménager, mécanique, pharmaceutique, ainsi que start-ups et micro-entreprises. Les Banques, assureurs et organismes publics – dont l’Agence Algérienne de Promotion de l’Investissement – seront également au rendez-vous.
L’objectif est de mettre en valeur le savoir-faire national, nouer des partenariats, élargir les débouchés et renforcer la présence du « Made in Algeria » sur les marchés étrangers, en particulier africains.
Des tables rondes thématiques sont programmées du 19 au 26 décembre autour de l’investissement, de la compétitivité et du rôle de l’entreprise nationale dans l’économie.
Des secteurs très demandés en Afrique
Cette édition doit devenir un levier déterminant pour l’exportation, notamment le secteur pharmaceutique, où le marché africain pèse 12 milliards de dollars, alors que l’Algérie n’y exportait autrefois que 8 millions de dollars. Le ministère ambitionne désormais d’atteindre 100 millions de dollars d’exportations, s’appuyant sur 220 producteurs locaux.
Le BTPH constitue également un pôle d’attractivité majeur. Grâce aux avancées réalisées ces dernières années, les entreprises algériennes sont en position favorable pour répondre aux besoins croissants du continent en matière de matériaux, d’infrastructures et de services d’ingénierie.
Le secteur ferroviaire est également cité comme l’un des success stories algériens les plus prometteurs. Plusieurs pays africains s’intéressant à l’expertise nationale dans le domaine.
D’autres produits disposent d’un fort potentiel à l’export : fruits et légumes, dattes, verre, électroménager, acier, ciment et cosmétiques, autant de filières où l’Algérie enregistre désormais des excédents de production.
Une seconde chance, après l’IATF
La Foire de la Production Algérienne constitue une « seconde chance » après le salon africain pour convertir les opportunités en contrats concrets. En effet, l’Algérie est appelé à engager un véritable mouvement pour rééquilibrer sa balance commerciale, non seulement par la réduction des importations, mais surtout par l’augmentation des exportations hors hydrocarbures.
A cet égard, le rôle croissant des start-ups, désormais capables d’exporter leurs solutions numériques et innovantes, notamment grâce aux avantages de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf), n’est plus à démontrer. Pour ce faire, il est urgent pour chaque ministères d‘élaborer une feuille de route claire pour accompagner les exportateurs, les 29 milliards de dollars d’exportations hors hydrocarbures d’ici 2030.
De ce fait, la Foire de la Production algérienne s’annonce comme une véritable opportunité pour franchir une nouvelle étape dans l’implantation internationale du produit algérien.
R.N.
