Le groupe se réunira à nouveau pour sa 41e réunion ministérielle le 7 juin 2026.
L’Opep et ses alliés se sont entendus hier pour maintenir leur production pétrolière inchangée jusqu’à fin 2026. Cette décision a été prise lors de la 40e réunion ministérielle de l’Opep et des pays non membres de l’Opep, où les participants ont approuvé un nouveau mécanisme d’évaluation des capacités de production nationales, qui permettra d’établir de nouveaux quotas en 2027. Dans un communiqué ayant sanctionné la réunion, l’Opep a indiqué que le groupe réaffirmerait la Déclaration de coopération signée en 2016, maintenant ainsi les limites de production globales convenues lors de la 38e réunion ministérielle. Le communiqué souligne « l’importance cruciale du respect intégral » et des mécanismes de compensation entre les membres. Les ministres de l’Opep+ ont également habilité le Comité ministériel conjoint de suivi (CMCS) à se réunir tous les deux mois et à tenir des sessions d’urgence si les conditions du marché l’exigent. Ce comité assurera un suivi rigoureux de l’offre, de la demande et du respect des accords, avec l’appui du Secrétariat de l’Opep. L’alliance a également approuvé un nouveau système de mesure de la capacité de production durable maximale, un indicateur technique clé qui servira de référence pour les niveaux de production de base à partir de 2027. Le communiqué a ajouté que le groupe se réunira à nouveau pour sa 41e réunion ministérielle le 7 juin 2026, le Secrétariat étant chargé d’élaborer de nouveaux programmes de coopération dans le cadre de la Charte de coopération de 2019.
Augmentation de décembre confirmée
En marge de cette 40éme réunion ministérielle de l’Opep+, l’Algérie a participé à une réunion qui a rassemblé les huit pays engagés dans des ajustements volontaires de production. Selon un communiqué du ministère de l’Energie, les participants ont confirmé la décision prise début novembre, qui prévoit une augmentation collective de 137 000 barils par jour pour le mois de décembre 2025, dont 4 000 barils par jour attribués à l’Algérie, ainsi que la suspension des augmentations de production entre janvier et mars 2026. Les huit pays ont également réaffirmé leur engagement à maintenir un niveau élevé de coordination et à suivre de près l’évolution du marché mondial du pétrole. Depuis mars, les principaux producteurs ont augmenté chaque mois leurs quotas, atteignant une hausse cumulée de 2,9 millions de barils par jour. Cet effort visait à regagner des parts de marché face à la montée en puissance d’acteurs extérieurs au cartel comme les Etats-Unis, le Canada ou le Brésil. Mais début novembre, le groupe des huit a annoncé que les hausses seraient suspendues au premier trimestre 2026, face à une demande généralement plus faible durant cette période de l’année.
Un marché équilibré
Alors que des prévisionnistes et des analystes évoquent une surabondance de l’offre mondiale exerçant de fortes pressions sur les prix, l’Opep prévoit un marché pétrolier équilibré en 2026. Elle a d’ailleurs fustigé les médias pour leur interprétation erronée de son dernier rapport mensuel sur le marché pétrolier, certains articles affirmant que le groupe de producteurs anticipait une surproduction, ce qui est inexact.
Dans son rapport de novembre, l’Opep a indiqué que la production pétrolière des pays non membres de l’Opep augmenterait plus rapidement que prévu, ajoutant 1,3 million de barils par jour à l’offre en 2026. La demande, selon l’Opep, devrait quant à elle croître de 1,6 million de barils par jour, pour atteindre un total de 106,2 millions de barils par jour.
Saïd S.
