Un rendez-vous qui devrait marquer une nouvelle étape dans le rapprochement
Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, est arrivé hier en Egypte pour co-présider, aux côtés de son homologue égyptien, la 9ᵉ grande session de la Commission mixte algéro-égyptienne.
Selon un communiqué des services du Premier ministre, cette visite s’inscrit dans la continuité des orientations conjointes du président algérien Abdelmadjid Tebboune et de son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi, formulées lors de la visite du président Tebboune en Egypte en octobre 2024, et en réponse à leur volonté de promouvoir les liens historiques de fraternité et de solidarité qui unissent les deux pays et de renforcer la coopération bilatérale dans divers domaines, notamment ceux liés aux échanges commerciaux et d’investissements. Début octobre, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a reçu un appel de son homologue égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi. Les deux dirigeants ont réaffirmé leur volonté d’accélérer la tenue de cette 9ᵉ session et de programmer des visites mutuelles afin de consolider et diversifier la coopération bilatérale. Cette 9éme session de la Haute commission mixte témoigne de la volonté politique des deux pays d’engager sans délai une nouvelle phase d’échanges et d’investissements. D’ailleurs, le Premier ministre est accompagné d’une importante délégation ministérielle et économique. Par ailleurs, cette 9éme session sera accompagnée d’un forum économique réunissant des opérateurs et hommes d’affaires des deux pays, signe d’une ambition commune de renforcer les investissements et de stimuler les échanges. Cette session sera, également, l’occasion de signer des accords et des mémorandums d’entente couvrant de nombreux domaines de coopération et définissant une feuille de route pour la poursuite des efforts conjoints visant à renforcer le partenariat entre les deux pays.
Booster les échanges
Les deux pays veulent donner un nouveau souffle à la dynamique en cours. Les chiffres récents sur le volume des échanges commerciaux bilatéraux affichent 1,2 milliard de dollars au cours des cinq dernières années. Un niveau d’échange que les deux gouvernements ambitionnent de porter à cinq milliards de dollars au cours des quatre prochaines années, en diversifiant les flux vers l’industrie alimentaire, l’automobile et les énergies renouvelables. Outre les échanges commerciaux, l’investissement bilatéral constitue un des autres axes majeurs de la coopération. Le volume actuel des investissements égyptiens en Algérie s’élève à près de 3 Milliards de dollars. Un chiffre appelé à évoluer compte-tenu de l’intérêt affiché par les investisseurs égyptiens pour l’Algérie. Lors de l’Intra-African Trade Fair (IATF) qui s’est tenue à Alger en septembre dernier, Le groupe égyptien Elsewedy Electric a signé avec l’AAPI un protocole d’accord (MoU) portant sur des intentions d’investissements colossaux, évalués à 2,5 milliards de dollars. Parallèlement, le secteur de l’énergie a également vu la concrétisation d’un contrat majeur pour la société égyptienne Petrojet, qui a remporté un marché de plus d’un milliard de dollars pour le développement de la deuxième phase du champ pétrolier de Hassi Bir Rekaiz.
Convergence politique
Sur le plan ^politique et diplomatique, Alger et Le Caire maintiennent une concertation étroite sur les questions arabes et africaines, en particulier sur la crise libyenne, la question palestinienne et la sécurité régionale. La question libyenne bénéficie actuellement d’une convergence de vue qui s’est traduite par l’réactivation du mécanisme tripartite des pays voisins. Le 6 novembre dernier, une réunion s’est tenue à Alger durant laquelle a été confirmé la position commune en faveur d’une solution inter-libyenne par la voie des élections et du rejet de toute ingérence étrangère. La convergence des positions algériennes et égyptiennes se manifeste sur d’autres conflit, notamment concernant la situation à Ghaza et le Soudan.
Saïd S.
