Dans un effort constant pour moderniser le système judiciaire et renforcer les capacités de ses acteurs, le ministère de la Justice a annoncé la mise en place, à partir d’hier, de plusieurs sessions de formation destinées aux magistrats et aux fonctionnaires des Cours de justice, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. L’objectif affiché est de permettre aux professionnels du secteur de rester en phase avec les évolutions législatives et réglementaires, tout en consolidant leur expertise dans des domaines spécialisés.
Dans le cadre de la formation continue des magistrats en exercice à l’Ecole supérieure de la Magistrature (ESM), 48 magistrats du Parquet participeront, les 24, 25 et 26 novembre 2025 à Koléa, à une session consacrée à la communication judiciaire. Cette formation vise à améliorer la capacité des magistrats à transmettre des informations claires et précises, tout en adaptant leur discours aux exigences des nouvelles normes législatives.
Parallèlement, 60 magistrats des chambres et sections pénales suivront une journée d’étude axée sur la peine de travail d’utilité publique, le 24 novembre 2025 à l’ESM de Koléa. Ces sessions combinent théorie et pratique afin de renforcer la connaissance des magistrats sur des alternatives aux peines classiques et sur leur application concrète dans le système judiciaire.
La dimension internationale et régionale n’est pas en reste. Dans le cadre d’un programme européen de lutte contre la cybercriminalité, un magistrat algérien participera au troisième Forum africain sur la cybercriminalité, prévu du 25 au 27 novembre 2025 à Nairobi, au Kenya. Cette participation permettra de partager les expériences et d’adopter des stratégies communes face aux menaces croissantes de la cybercriminalité sur le continent.
La coopération avec les organisations internationales s’inscrit également dans le cadre de la lutte contre la traite des êtres humains et le trafic illicite de migrants. Sept magistrats participeront à Alger, du 25 au 27 novembre 2025, à un atelier organisé par le Bureau des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Cette formation vise à renforcer la collecte, l’analyse et le transfert des données relatives à ces crimes, à améliorer leur cohérence et leur comparabilité, et à permettre une meilleure protection des migrants exposés à ces réseaux criminels.
Dans le même contexte, plus de sept magistrats prendront part à un atelier pratique, du 23 au 27 novembre 2025 à Alger, sur l’usage des outils de contrôle corporels et électroniques pour la collecte de preuves contre les réseaux de traite et de trafic de migrants. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet national visant à renforcer la réponse opérationnelle des unités spécialisées.
Enfin, la formation ne se limite pas aux magistrats. Vingt fonctionnaires des Cours de justice participeront, du 23 au 27 novembre 2025, à une session de perfectionnement à l’Ecole Nationale des Personnels de Greffes (ENPG) sur l’accueil, l’orientation et la gestion des guichets uniques. L’objectif est de renforcer les compétences des personnels en matière de gestion des services et d’accompagnement des usagers, en utilisant les outils numériques mis à disposition pour améliorer l’accès à la justice.
Ces initiatives illustrent la volonté des autorités judiciaires algériennes de conjuguer expertise technique, coopération internationale et amélioration des services aux citoyens. Elles constituent un pas supplémentaire vers un système judiciaire moderne, efficace et en phase avec les standards internationaux.
R.N.
