Lors d’une séance plénière à l’Assemblée populaire nationale (APN), la ministre de l’Environnement et de la Qualité de vie, Kaouter Krikou, a exposé les priorités de son département en matière de gestion des déchets, de transition écologique et de lutte contre le changement climatique, tout en réaffirmant l’engagement de l’État à consolider les bases du développement durable.
Par Rédaction Crésus
La ministre de l’Environnement et de la Qualité de vie, Kaouter Krikou, a pris part jeudi à une séance publique à l’APN consacrée aux questions orales des députés relatives au secteur environnemental. Cette réunion, souvent très attendue par les élus et les acteurs du domaine, a permis d’aborder les dossiers stratégiques qui façonnent la politique écologique du pays.
D’entrée, la ministre a présenté une lecture précise des défis auxquels fait face le secteur, en particulier ceux liés à la gestion des déchets, un sujet récurrent et au cœur des préoccupations des citoyens. Elle a rappelé que son département œuvre à moderniser les mécanismes de collecte, de tri et de valorisation, tout en renforçant les partenariats locaux et les capacités techniques des collectivités. L’objectif affirmé : réduire l’enfouissement, encourager le recyclage et structurer une véritable économie circulaire créatrice de richesse.
Mme Krikou a également insisté sur l’importance d’intégrer les nouveaux modèles de développement fondés sur la réutilisation des ressources, la limitation du gaspillage et la valorisation des déchets organiques et industriels. «L’économie circulaire n’est plus un slogan mais une orientation stratégique», a-t-elle souligné, indiquant que plusieurs programmes pilotes sont en cours d’exécution dans différentes wilayas.
Autre volet majeur abordé : la lutte contre les effets du changement climatique. La ministre a présenté les actions engagées pour renforcer la résilience des territoires face aux épisodes climatiques extrêmes, à l’érosion accélérée et aux risques naturels. Elle a rappelé que l’Algérie actualise en permanence ses plans d’adaptation et de mitigation, en cohérence avec les engagements internationaux du pays. Parmi les priorités figurent la gestion durable de l’eau, la protection de la biodiversité et la restauration des écosystèmes sensibles.
Tout au long de cette séance, la ministre a assuré que son département poursuivra ses efforts pour améliorer la qualité de vie des citoyens en s’appuyant sur les innovations technologiques, les nouvelles réglementations et un suivi rigoureux des programmes locaux. Elle a souligné que la protection de l’environnement constitue un pilier essentiel du développement national et que la coordination intersectorielle demeure indispensable pour garantir l’efficacité des politiques publiques.
Mme Krikou a réaffirmé la détermination du secteur à promouvoir une pratique environnementale adaptée aux mutations contemporaines, tout en préservant l’équilibre écologique et en consolidant les fondements d’un développement durable à long terme. Une feuille de route ambitieuse, qui devra désormais s’appuyer sur une mobilisation collective et un engagement effectif de toutes les parties prenantes.
R.C.
