Il faut dire que l’activité de sondage d’opinion accuse un retard considérable en Algérie, les opérations de sondage étant presque absentes des domaines politique, économique et social.
La question de la mise en place d’un cadre juridique et réglementaire pour les activités de sondage d’opinion figure parmi les chantiers prioritaires de la réforme du secteur de la communication. En effet, le ministère de la Communication étudie la réglementation des activités publicitaires et des sondages d’opinion en Algérie, selon un communiqué faisant état de la présentation d’un exposé par Zoheir Bouamama devant la Commission de la culture, de la communication et du tourisme à l’Assemblée populaire nationale. Il faut dire que l’activité de sondage d’opinion accuse un retard considérable en Algérie, les opérations de sondage étant presque absentes des domaines politique, économique et social.
Présentant les axes majeurs du développement du secteur, le ministre a annoncé une série de mesures que son département entend mettre en œuvre. Il s’agit notamment de la finalisation, l’année prochaine, du dispositif juridique encadrant les activités de sondage, afin d’assurer la crédibilité et la transparence des enquêtes d’opinion et d’en faire un outil fiable pour éclairer les décisions publiques. À cela s’ajoute la régulation des activités publicitaires, en vue de protéger le consommateur et de consacrer une concurrence loyale.
Un Conseil d’éthique professionnelle
Lors de son intervention, le ministre de la Communication a indiqué que son département adopte une vision globale fondée sur l’évaluation, la modernisation et la numérisation, tout en œuvrant au développement des médias, à la garantie de la liberté d’expression et à la protection de l’identité nationale. Abordant le volet inhérent aux médias nationaux, il a précisé que son département compte soumettre au gouvernement une feuille de route regroupant l’arsenal juridique régissant le secteur, dont les textes d’application sont presque finalisés. Ce cadre permettra l’installation de l’Autorité nationale indépendante de régulation de l’audiovisuel, de l’Autorité de régulation de la presse écrite et électronique, ainsi que du Conseil supérieur de la déontologie et de l’éthique de la profession de journaliste. Il prévoit également la délivrance de la carte nationale de journaliste professionnel, l’octroi des licences d’activité pour les chaînes de télévision, l’attribution de cartes électroniques aux correspondants des médias étrangers et l’accréditation de bureaux de médias étrangers en Algérie.
Dans le même esprit, le ministre a annoncé une série de mesures complémentaires, notamment la révision du Prix du Président de la République pour le journalisme professionnel et la restructuration de l’administration centrale du ministère.
La stratégie nationale de communication institutionnelle
Évoquant les projets engagés dans le domaine de la numérisation (ou digitalisation) — modernisation des réseaux, numérisation des documents, développement de plateformes de veille médiatique, modernisation de l’Agence Algérienne de Presse (APS) et des archives audiovisuelles — le ministre a expliqué que son département avait élaboré un projet de stratégie nationale de développement de la communication institutionnelle. Cette stratégie vise à consolider la confiance entre les institutions de l’État et le citoyen, dans le cadre de la vision globale du secteur fondée sur la promotion de la communication institutionnelle. Celle-ci constitue, selon lui, la pierre angulaire pour asseoir la souveraineté médiatique et un outil efficace pour refléter l’image adéquate des institutions et structures de l’État.
Synthèse R.C.
