Le secrétaire général du RND, Mounder Bouden, a estimé hier que le dialogue national sera lancé dès le premier trimestre de 2026, qualifiant cette initiative de « décisive » pour renforcer le consensus national et mobiliser l’ensemble des forces vives du pays.
Le chef du RND a salué, lors d’un meeting populaire tenu à Béni Abbès, l’acte de clémence accordé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à la demande de son homologue allemand, dans l’affaire de l’écrivain Boualem Sansal. Une décision qu’il a jugée « parfaitement conforme aux prérogatives constitutionnelles du chef de l’État et relevant d’un geste diplomatique volontaire ». Le RND réaffirme ainsi sa confiance dans la sagesse présidentielle et son engagement à promouvoir des gestes d’apaisement à caractère humanitaire, tout en consolidant la cohésion nationale.
Mounder Bouden a également dressé le portrait de ce qu’il qualifie de « trois guerres » auxquelles l’Algérie est confrontée : la lutte contre les stupéfiants, la migration clandestine et la désinformation. Il a dénoncé les « flux massifs » de kif traité et d’autres drogues en provenance du voisin de l’Ouest, visant selon lui à déstabiliser la jeunesse algérienne. Rendant hommage à l’Armée nationale populaire pour son rôle dans la protection du pays, il a souligné que ces défis sécuritaires nécessitent la mobilisation de tous les citoyens, et pas seulement des institutions de l’État.
Concernant les incendies survenus simultanément dans plusieurs wilayas depuis jeudi soir, Bouden a appelé à une enquête approfondie, estimant qu’il est « difficile de croire au simple hasard » et laissant entendre qu’un « acte coordonné » ne peut être exclu.
Sur le plan diplomatique, le Secrétaire général du RND a rappelé l’engagement constant de l’Algérie en faveur des causes justes, notamment le droit des peuples à l’autodétermination, citant la cause sahraouie comme un exemple emblématique. Il a par ailleurs insisté sur l’importance du respect des institutions, de la loi et des fondements de l’identité nationale pour garantir la stabilité politique, tout en soulignant que la réintégration de ceux ayant fauté par « excès de colère » illustre la « voix de la raison » qui reprend le dessus dans le pays.
Sur le plan local, Béni Abbès se positionne au cœur d’une nouvelle dynamique de développement. Bouden a mis en avant les investissements publics engagés, notamment l’extension du réseau de gaz naturel et plusieurs projets structurants. Il a annoncé que la ligne ferroviaire Tindouf–Béchar sera opérationnelle dès 2026, et qu’un nouveau projet ferroviaire reliera prochainement Abadla, Béni Abbès, Adrar, El Menéa, Ghardaïa et Laghouat. Ces infrastructures, combinées à un projet de développement de l’élevage bovin, devraient générer un nombre important d’emplois.
Selon le secrétaire général du RND, cette stratégie nationale permettra à Béni Abbès de devenir, dans les prochaines années, un pôle majeur non seulement touristique mais également économique.
K. Z.
