La promotion de l’investissement constitue l’une des priorités du gouvernement.
Le financement bancaire au service des projets d’investissement stratégiques et structurants constitue un levier important sur lequel comptent les pouvoirs publics pour relancer la machine économique du pays. Hier, lors d’une réunion du gouvernement, présidé par le Premier ministre, Sifi Ghrieb, le gouvernement a examiné plusieurs projets de décrets exécutifs cruciaux pour les secteurs des finances, des transports et de la ville. En premier, les discussions ont porté sur un projet de décret exécutif relatif à la réduction du taux d’intérêt et de la marge bénéficiaire sur les prêts accordés par les banques et les institutions financières pour financer des projets d’investissement. Selon un communiqué des services du Premier ministre, le projet de texte instaure un régime spécial de réduction du taux d’intérêt pour les projets d’investissement stratégiques et structurants, afin de stimuler le financement des grands projets et d’accompagner leurs retombées sur la croissance et le développement économique national. Le texte vise, par ailleurs, à garantir l’équité entre les différents instruments de financement, en élargissant le mécanisme de soutien public à l’investissement aux opérations relevant de la finance islamique.
Un secteur bancaire résiliant
Sur la base des rapports récents de la Banque d’Algérie, le bilan du financement bancaire en Algérie pour l’année 2024 est positif, marqué par une hausse des crédits à l’économie et une amélioration de la solvabilité du secteur bancaire. Les crédits accordés à l’économie ont augmenté de 5,3 % à fin 2024 par rapport à l’année précédente, passant de 10 697,86 milliards DA en 2023 à 11 260,25 milliards DA en 2024. Le secteur bancaire dispose de liquidités robustes, avec des ratios de liquidité réglementaires très confortables. Les banques sont suffisamment capitalisées, avec des fonds propres supérieurs aux minimums requis et des ratios de solvabilité largement au-dessus des minima réglementaires. Ces indicateurs confirment la solidité et la capacité du système bancaire à soutenir l’économie nationale. Par ailleurs, le gouvernement s’emploie à renforcer les mécanismes de financement à travers de nouveaux cadres réglementaires. L’on citera la promotion de la finance islamique, l’ouverture aux produits de marché (comme les sukuk souverains) ou encore le développement des services numériques bancaires.
Un portefeuille de projets consistant
Selon le décompte affiché au compteur de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI) au 18 septembre 2025, le nombre total de projets inscrits auprès de ses guichets avoisinait déjà les 17 385 projets. Les données de la même agence font ressortir globalement que la grande majorité des projets inscrits auprès de ses guichets sont le fait d’investisseurs privés et que l’industrie vient en tête des secteurs qui captent le plus d’intentions et de projets d’investissements, ce qui dénote d’une réelle amélioration de l’environnement des affaires, d’une part, et d’une tendance marquée en faveur des projets compatibles avec les priorités de diversification économique. Le défi majeur de l’Agence est d’assurer l’accompagnement de ces projets et de les transformer en réalités économiques concrètes pour réaliser l’objectif fixé par le président de la République, à savoir, celui d’atteindre 20 000 projets réalisés d’ici à 2029.
Transport et pôles urbains
Lors de sa réunion, le gouvernement a également examiné un projet de décret d’application précisant les modalités de bénéfice, pour les personnes à mobilité réduite et leurs accompagnateurs, de la gratuité ou de la réduction des tarifs de transport. L’objectif affiché est d’améliorer significativement la mobilité quotidienne de cette catégorie de la population.
Pour clore la séance, les membres du gouvernement ont suivi une communication sur l’état d’avancement du projet de la nouvelle ville de Sidi Abdallah. Ce point de l’ordre du jour témoigne de l’importance accordée par l’Exécutif au suivi des chantiers de développement des grands pôles urbains.
Saïd S.
