L’Assemblée populaire nationale s’engage à suivre la mise en œuvre du budget et à en évaluer les résultats.
La Commission des finances de l’APN a appelé, samedi, à une révision du modèle industriel national, compte tenu des défis économiques internes et des fluctuations internationales. Lors d’une audition du ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, devant la commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), dans le cadre de la poursuite de l’examen des budgets sectoriels pour l’année 2026, le président de la commission des finances et du budget, Mohamed Benhachem, a souligné l’importance de revoir le modèle industriel national compte tenu des défis économiques internes et des fluctuations internationales, appelant à orienter les ressources financières vers les secteurs productifs à forte valeur ajoutée. Selon le président de la commission, le budget alloué au secteur industriel pour l’année 2026 représente un message politique et économique qui traduit la volonté de l’Etat de construire une base industrielle forte, intégrée et durable, et c’est à ce titre qu’il a insisté sur l’engagement du pouvoir législatif à suivre la mise en œuvre de ce budget et à en évaluer les résultats afin, a-t-il dit, de renforcer les aspirations des citoyens et la position de l’industrie nationale à l’intérieur et à l’extérieur du pays.
Dans son intervention, le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, a réitéré l’objectif de son département ministériel de poursuivre ses efforts pour augmenter la contribution du secteur de l’industrie au Produit intérieur brut (PIB) pour atteindre 13% à l’horizon 2027, conformément à l’objectif fixé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Le ministre a affirmé qu’«atteindre l’objectif fixé par le président de la République, à savoir porter la contribution du secteur de l’industrie à 13% du PIB, ne relève pas de l’impossible, si nous joignons nos efforts». Qualifiant l’industrie de «locomotive» du développement dans le pays, le ministre a assuré que le travail «se poursuit selon une vision intégrée qui nous permet de hisser notre pays à la place qui lui sied dans le concert des nations». Le ministre a fait observer que la majeure partie du budget du secteur de l’Industrie pour l’exercice 2026 sera consacrée au parachèvement des projets en cours, précisant que plus de 88% des allocations sont destinées à l’investissement.
Mise en œuvre du budget
Lors de l’audience, les membres de la commission ont soulevé un certain nombre de préoccupations parmi lesquelles figure, notamment, les procédures de financement et d’accompagnement. Pour les membres de la commission, il est question de réviser le mécanisme de répartition des aides afin de garantir leur orientation vers des projets à forte valeur ajoutée et lier les exonérations fiscales accordées aux entreprises émergentes à des indicateurs de performance clairs.
Relancer les usines à l’arrêt
Parmi les préoccupations soulevées par les membres de la commission, la problématique des usines à l’arrêt et des infrastructures abandonnées. Afin de relancer et d’exploiter ces infrastructures, la commission encourage les partenariats entre les secteurs public et privé. Les membres de la commission ont, par ailleurs, appelé à l’accélération de la mise en place de zones d’activités industrielles à travers le pays, en établissant une carte nationale des zones industrielles en fonction des priorités géographiques et sectorielles et en garantissant la transparence dans l’octroi des concessions foncières.
Pour la commission des Finances de l’APN, l’aboutissement de tous ces projets passe par l’adoption de mécanismes de suivi et d’évaluation périodiques. Il passe, également, par la publication de rapports d’étape sur l’avancement des projets ainsi que l’accélération de la numérisation de l’administration industrielle et le développement des systèmes d’information statistique précis pour appuyer la prise de décision.
Saïd S.
