Le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, a réaffirmé, à l’occasion de la 16ᵉ session de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), l’engagement de l’Algérie à soutenir les efforts internationaux en faveur d’un développement économique durable et d’un commerce équitable et inclusif.
Le ministre a déclaré que l’Algérie «ne constitue pas seulement une porte d’entrée vers l’Afrique, mais représente également un pont économique reliant le continent au reste du monde». Il a ainsi réaffirmé la volonté du pays «d’appuyer les efforts de la CNUCED pour promouvoir un développement économique durable fondé sur le principe du gagnant-gagnant».
Dans son intervention lors d’une plénière, le ministre a rappelé que l’Algérie s’est engagée, sous la direction du président Abdelmadjid Tebboune, dans un vaste chantier de diversification économique destiné à réduire la dépendance aux hydrocarbures.
Cette stratégie repose notamment sur «l’amélioration du climat des affaires, le soutien à la production nationale et le développement des industries locales», avec pour ambition d’atteindre 30 milliards de dollars d’exportations hors hydrocarbures à l’horizon 2030, après avoir déjà franchi le cap des 7 milliards de dollars ces dernières années.
Les grands projets structurants
Kamel Rezig a aussi mis en avant les grands projets d’infrastructures — autoroute Est-Ouest, route transsaharienne, extension du réseau ferroviaire, nouvelles lignes maritimes — qui placent l’Algérie au cœur des échanges entre l’Afrique et l’Europe.
«Notre pays œuvre à renforcer sa présence économique sur le continent africain grâce à une connectivité régionale accrue», a-t-il déclaré, évoquant notamment le succès de la 4ᵉ Foire africaine du commerce intra-africain organisée à Alger en septembre, où 48,3 milliards de dollars de contrats ont été conclus.
Lors d’une séance consacrée à «La jeunesse et l’économie verte», Kamel Rezig a présenté l’expérience algérienne en matière de soutien à l’entrepreneuriat et à l’innovation, en soulignant que «l’autonomisation des jeunes constitue un pilier de la politique économique et sociale du président Tebboune».
Bâtir l’avenir de l’Afrique
Il a rappelé la création d’un ministère dédié à l’économie de la connaissance, aux start-ups et aux micro-entreprises, destiné à accompagner les jeunes entrepreneurs depuis la conception de leur projet jusqu’à l’exportation de leurs produits.
Après cinq ans de mise en œuvre, «l’Algérie compte désormais des centaines de start-ups actives dans les domaines de la technologie, de l’agriculture intelligente, des énergies renouvelables et des services numériques», a souligné Kamel Rezig, estimant que «les jeunes représentent une énergie renouvelable pour bâtir l’avenir du continent africain».
Un pont entre les deux rives
Le ministre Rezig a également pris part à une table ronde ministérielle sur les chaînes d’approvisionnement et la logistique commerciale, au cours de laquelle il a insisté sur le rôle stratégique de l’Algérie comme pont entre l’Europe et l’Afrique.
Il a évoqué la création de nouvelles lignes maritimes reliant l’Algérie à plusieurs pays africains, dont la Mauritanie et le Sénégal, ainsi que la mise à disposition de 11 grands ports commerciaux pour les pays dépourvus d’accès à la mer.
Plaidoyer pour le rail
Le premier responsable du secteur a par ailleurs mis en avant les projets de liaisons terrestres et ferroviaires, notamment la future route Tindouf–Zouérate (800 km), destinée à relier le nord de l’Afrique à l’ouest du continent.
«Près de 50 % du commerce intra-africain repose sur le transport terrestre. Il est donc essentiel de renforcer nos chaînes d’approvisionnement continentales», a-t-il plaidé, soulignant la volonté de l’Algérie de favoriser une intégration économique africaine durable.
La 16ᵉ session de la CNUCED, qui s’est tenue du 20 au 23 octobre à Genève, a réuni des représentants de 195 pays membres autour du thème : «Façonner l’avenir : agir pour une transformation économique au service d’un développement équitable, inclusif et durable».
Par ses différentes interventions, le ministre a transmis le message d’une Algérie confiante dans son potentiel, déterminée à s’imposer comme un acteur économique majeur au service de la coopération sud-sud et du développement africain.
Islam K.
