«Cette guerre n’est pas un simple conflit local. Elle met en lumière les fractures d’un monde en mutation. L’humanité s’éveille au danger que représente l’entité sioniste pour la paix mondiale», précise Abdelali Hassani Cherif,, président du parti.
À l’occasion du deuxième anniversaire de la bataille du «Déluge d’Al-Aqsa», le Mouvement de la Société pour la Paix (MSP) a organisé, hier, une journée politique placée sous le thème : «Le Déluge… Accomplissements et Perspectives».
Le président du MSP, Abdelali Hassani Cherif, a réaffirmé à cette occasion la centralité de la cause palestinienne dans le combat politique, diplomatique et moral du parti.
Dès l’ouverture de son allocution, Hassani Cherif a insisté sur la portée émotionnelle et historique de cet anniversaire. «La bataille du déluge a ravivé en nous des souvenirs puissants et douloureux. Ce que nous avons vécu en tant que peuple, ce que nous avons accompagné politiquement, symboliquement et médiatiquement, nous engage.»
Le président du MSP a tenu à saluer les membres algériens et internationaux de la flottille Somoud, qui ont tenté cette année de briser le blocus imposé à Ghaza. Il a souligné que cette action redonne un souffle nouveau à la mobilisation internationale. «Près de 493 militants venus de toutes nationalités et confessions – musulmans, chrétiens, juifs et autres – ont convergé pour rappeler que la Palestine demeure le centre du combat pour la justice dans le monde.»
Un rejet des fausses solutions
Abordant les pistes diplomatiques proposées pour résoudre le conflit, notamment le «plan des deux États», Hassani Cherif a exprimé de fortes réserves. «Nous soutenons la reconnaissance de l’État palestinien, mais nous refusons que cela devienne un piège destiné à neutraliser la résistance. Depuis 1947, rien n’a été fait pour concrétiser ces plans. Le problème, ce ne sont pas les propositions, c’est leur hypocrisie.»
Il a ensuite élargi son propos à l’échelle géopolitique mondiale, estimant que la bataille du Déluge marque la fin de l’unilatéralisme occidental et l’émergence d’un monde multipolaire. «Cette guerre n’est pas un simple conflit local. Elle met en lumière les fractures d’un monde en mutation. L’humanité s’éveille au danger que représente l’entité sioniste pour la paix mondiale.»
Le président du MSP a également établi un parallèle entre cette bataille et la Guerre de Libération nationale. «Tout comme les Algériens ont résisté depuis 1830 jusqu’à la Libération en 1962, les Palestiniens résistent depuis 1948 sous diverses formes. Mais l’heure de la libération approche. La bataille du Toufan, c’est leur 1er Novembre.»
Il a dénoncé, par ailleurs, les tentatives de récupération ou de marginalisation de cette lutte. «Ce combat ne peut être réduit à des stratégies électorales ou à des calculs partisans. Il est ancré dans notre foi, notre histoire et notre identité.»
S’exprimant sur les récents projets politiques tels que le soi-disant «plan des routes», Hassani Cherif a mis en garde contre les illusions diplomatiques. «Le monde veut imposer une paix factice, un mirage pour étouffer la résistance. Toutes ces “solutions” sont des pièges. Le plan de partage de 1947 (résolution 181) n’a jamais été appliqué pour les Palestiniens. Pourquoi y croire aujourd’hui ?»
Appel à l’unité nationale
Le président du MSP a également adressé un message à certaines voix médiatiques. «Il est inadmissible que des médias ou des responsables tentent de diaboliser ceux qui militent pour la Palestine, qu’il s’agisse d’individus ou de partis comme le nôtre. Nous ne sommes les agents d’aucun pays étranger. Ni la Turquie, ni le Qatar, ni la France. Nous sommes les enfants de ce pays, et notre fidélité va à l’Algérie.»
Il a appelé à l’unité des Algériens, toutes tendances confondues, afin d’éviter que la cause palestinienne ne devienne un terrain de divisions internes. «Cette cause n’est pas un enjeu partisan. Elle est un devoir. Ce n’est ni une affaire d’opposition ni de pouvoir. Elle nous dépasse.»
Pour conclure, Abdelali Hassani Cherif a souligné la portée civilisationnelle de ce conflit. «Le monde vit la fin d’une époque : celle de l’unipolarité dominée par l’alliance sioniste. Toufan Al-Aqsa a ouvert la voie vers un monde multipolaire, vers un nouvel équilibre. La cause palestinienne en est l’axe.»
Enfin, il a appelé la classe politique à transmettre cette conscience aux générations futures. «Nous devons enseigner la vérité à nos enfants, déconstruire les faux récits et résister aux solutions qui prétendent offrir la paix tout en enterrant les droits des peuples.»
Islam K.
