Les deux chefs d’Etat devraient présider les cérémonies de signature de plusieurs accords et coprésideront les travaux d’un forum d’affaires.
Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi entamera une visite d’État de trois jours en Algérie. Selon des sources médiatiques, le chef d’Etat égyptien sera accompagné d’une forte délégation gouvernementale. Au cours de cette visite, les deux chefs d’Etat devraient coprésider, à l’occasion, un sommet gouvernemental et un forum d’affaires. Les deux dirigeants présideront également les cérémonies de signature de plusieurs accords. En somme, un prélude à la tenue des travaux de la 9e session de la Haute commission mixte algéro-égyptienne prévue au Caire. Un rendez-vous ayant fait l’objet de préparation au plus haut niveau gouvernemental. Lors d’une rencontre, en marge des travaux du segment de haut niveau de l’Assemblée générale (AG) des Nations unies à New York, les chefs de la diplomatie des deux pays, Ahmed Attaf et Badr Abdel Ati, ont «passé en revue les efforts conjoints visant à insuffler davantage de dynamisme aux relations fraternelles et de coopération historique unissant les deux pays frères, notamment dans les domaines économiques, en prévision de la tenue de la 9e session de la Haute commission mixte», selon un communiqué du ministère. A l’occasion, un sommet gouvernemental et un forum des hommes d’affaires seront organisés. Les deux présidents présideront également les cérémonies de signature de plusieurs accords.
La consolidation de l’axe Alger-Le Caire.
Cette visite a pour principal objectif de renforcer les relations diplomatiques et économiques entre les deux pays, tout en rappelant les liens de fraternité qui unissent les peuples algérien et égyptien. Cette visite intervient dans un contexte de nombreuses mutations régionales et internationales. Elle vise à activer des mécanismes stratégiques pour une gouvernance des relations bilatérales, dans un contexte de tentatives suspectes de la part de parties hostiles visant à nuire à la qualité des relations entre Le Caire et Alger. En effet, la visite à Alger du Président Al-Sissi se veut, également, une réponse aux tentatives de division entre les deux peuples, à la suite de l’attaque ouverte et explicite de la chaîne Al Arabiya, qui tente de «torpiller» les relations algéro-égyptiennes au service de l’agenda de lobbies sionistes. Une manière de vouloir affaiblir deux piliers de la cause arabe.
Or, les relations entre l’Algérie et l’Égypte se distinguent par leur profondeur historique et leur caractère stratégique. Les deux nations partagent une volonté constante d’établir une coopération fructueuse, répondant ainsi aux aspirations de leurs peuples frères. Cette collaboration se manifeste par une tradition de concertation et de coordination sur des enjeux régionaux et internationaux, en particulier ceux touchant la nation arabo-musulmane et le continent africain. Ces relations connaissent un développement continu dans différents domaines, notamment en matière de coordination et de concertation politique sur plusieurs dossiers régionaux et internationaux d’intérêt commun, à leur tête la cause palestinienne et la situation en Libye, au Soudan et dans la région sahélo-saharienne, aussi bien au niveau bilatéral qu’au sein de la Ligue arabe, de l’Union africaine ou encore des Nations unies.
Porter les échanges à 5 milliards de dollars
La dernière visite du Président Tebboune en Egypte reflète l’engagement des deux pays à renforcer leurs liens. La visite du chef de l’Etat au Caire a abouti à un accord visant à dynamiser la coopération bilatérale, en activant les mécanismes de concertation et de coordination. Les deux pays s’engageant à développer leurs relations économiques à travers l’augmentation des investissements mutuels et l’échange d’expertises. L’objectif est de porter les échanges commerciaux de 2,2 milliards à 5 milliards de dollars, conformément aux orientations des deux chefs d’État, en dépit du faible niveau actuel des investissements. Aussi, est-il primordial d’impliquer les hommes d’affaires dans des projets communs dans les secteurs du pétrole, du gaz, de l’exploration et des mines.
Badis B.
