Le président du Conseil de la nation, Azzouz Nasri, a affirmé hier, que la politique de changement global engagée par le chef de l’État, Abdelmadjid Tebboune, a permis de consolider la démocratie et de renforcer le rôle des institutions constitutionnelles.
Lors de l’ouverture de la session parlementaire ordinaire 2025-2026, en présence du Premier ministre, Sifi Ghrieb, des membres du gouvernement, du président de l’APN, Brahim Boughali, ainsi que de la présidente de la Cour constitutionnelle, Leïla Aslaoui, Nasri a souligné que cette dynamique a favorisé «un processus de développement durable» et que le Parlement, avec ses deux chambres, en est l’un des principaux bénéficiaires. Il a assuré que le Conseil restera «un soutien constant» au président et à son «projet national de renaissance, dont les citoyens perçoivent chaque jour les fruits dans divers secteurs». Selon lui, la session en cours sera «dense et riche » tant sur le plan législatif que politique, avec notamment l’examen du projet de loi de finances 2026 et des projets de lois relatifs à la commune et à la wilaya. Elle interviendra aussi dans le contexte des prochaines élections législatives, considérées comme «un rendez-vous majeur» de la vie politique nationale. Le président du Conseil a insisté sur les garanties inscrites dans la Constitution pour assurer «la transparence et la crédibilité du scrutin», appelant les sénateurs à contribuer pleinement aux grands chantiers annoncés dans le cadre du dialogue politique et social lancé par le chef de l’État.
Faire face aux manœuvres hostiles
Nasri a en outre mis en garde contre «les manœuvres hostiles et les complots visant l’Algérie, son image, ses symboles, sa souveraineté et son indépendance de décision, dans l’objectif de perturber sa stabilité et de freiner son projet de développement et de renaissance, fondé sur les priorités vitales de la nation». Il a invité, dans ce cadre, «les acteurs influents de l’opinion publique, en particulier les médias et la société civile, à jouer pleinement leur rôle dans la sensibilisation aux défis et aux enjeux de l’étape actuelle». Nasri a par ailleurs mis en avant le succès du Salon du commerce intra-africain récemment organisé à Alger, qui a confirmé le rôle du pays comme «troisième puissance économique africaine» et son engagement en faveur de «l’intégration continentale et de la coopération Sud-Sud».
Il a salué «la vision et la clairvoyance» du président Tebboune dans la conduite de cet événement. Sur le plan international, il a réaffirmé le soutien de l’Algérie à la cause palestinienne, dénonçant «le génocide et les crimes contre l’humanité » perpétrés à Ghaza par l’entité sioniste. Il a en outre condamné «l’attaque terroriste lâche et perfide» qui a visé Doha, exhortant la communauté internationale à une réaction ferme et coordonnée pour mettre fin à «cette arrogance et à cette politique agressive de l’entité sioniste qui a franchi toutes les limites».
Brahim Boughali, président de l’APN :
« Nous sommes demeurons mobilisés»
Le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Brahim Boughali, a assuré hier, que l’institution législative qu’il préside, continuera à exercer ses missions «avec la même volonté et la même persévérance» durant le reste de la neuvième législature, dont le terme approche. Lors de l’ouverture de la session ordinaire 2025-2026, Boughali a insisté sur l’importance de «laisser une empreinte durable» à travers l’adoption de pratiques parlementaires avancées, soulignant la volonté des députés de «redoubler d’efforts» pour relever les multiples enjeux et défis. Dressant le bilan des quatre dernières années, il a rappelé l’adoption de lois majeures dans les domaines de la gouvernance, de l’économie, de l’éducation et du social, ainsi que le rôle de contrôle joué par les députés. Il a qualifié cette législature de «période charnière», marquée par un accompagnement actif des réformes profondes initiées par le président Abdelmadjid Tebboune.
Renforcer la cohésion nationale
Face aux défis actuels, le président de l’APN a appelé à «renforcer la cohésion interne, à consolider l’unité nationale et à affermir les liens entre les forces vives du pays – population, élites politiques et culturelles, acteurs sociaux – et les institutions de la République, en tête desquelles l’Armée nationale populaire et l’ensemble des corps de sécurité», Il a également mis en avant le rôle clé de la communauté nationale établie à l’étranger, qu’il a qualifiée de «levier essentiel pour l’innovation et le développement», appelant à «resserrer ses liens avec la patrie et à valoriser ses compétences au service de l’économie nationale». Il a, en outre, plaidé pour une diplomatie parlementaire active, en phase avec les principes de l’Algérie fondés sur la paix, le non-alignement et le respect du droit international. À ce titre, il a réaffirmé le soutien de l’Algérie à la cause palestinienne et condamné les «agressions sionistes» ayant visé récemment le Qatar. Sur le plan africain, Boughali a rappelé que l’Algérie reste attachée à la recherche de solutions politiques et consensuelles dans la région du Sahel, tout en réitérant son appui au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.
Ils ont dit….
Belkhir Zakaria, député :
«Du sang neuf au Gouvernement »
Interrogé sur la nouvelle équipe gouvernementale dirigée par Sifi Ghrieb, le député du MSP et président de la Commission de l’éducation, de l’enseignement supérieur et des affaires religieuses à l’APN, Belkheir Zakaria, a déclaré à Crésus que cette composante «incarne une vision renouvelée, une détermination sans faille concrétisant les promesses de l’Algérie Nouvelle». Il a appuyé ses propos en soulignant «la présence de pas moins de neuf femmes ministres au sein du gouvernement», qu’il considère comme «un signe de la promotion officielle de leur participation et de leur valorisation politiques». Selon lui, «cette nomination traduit également la volonté d’insuffler du sang neuf et une nouvelle énergie à l’action gouvernementale, tout en plaçant le citoyen algérien au cœur de toutes les politiques publiques». Et de conclure : «Le bien-être social, l’amélioration du pouvoir d’achat et la création d’opportunités constituent les priorités de l’État».
Cherif Benhamou, député :
«Le choix de Sifi Ghrieb n’est pas anodin»
«La désignation de Sifi Ghrieb au poste de Premier ministre par le président Tebboune constitue une étape décisive dans la dynamique politique, économique et sociale que connaît actuellement l’Algérie. Ce choix n’est pas anodin : il s’inscrit dans la continuité de la vision de modernisation et de renouveau que le chef de l’État impulse depuis le début de son mandat, en mettant l’accent sur la consolidation de la croissance, l’ouverture économique et la diversification des partenariats stratégiques», a affirmé le député du Mouvement El-Bina, Cherif Benhamou.
Aboudjera Soltani, sénateur :
«Un Gouvernement au service du citoyen»

«En décidant d’une nouvelle équipe gouvernementale sous la conduite du Premier ministre Sifi Ghrieb, le président de la République entend, avant tout, se mettre au service des citoyens et hisser l’économie nationale au rang qui sied à l’Algérie en tant qu’État pivot aux niveaux régional et international», a affirmé Aboudjera Soltani à Crésus, en marge de la cérémonie d’ouverture de la session parlementaire. Il a ajouté que «la désignation de Sifi Ghrieb au poste de Premier ministre reflète la satisfaction du chef de l’État quant à sa gestion des affaires gouvernementales depuis qu’il en avait assuré la responsabilité à titre intérimaire». Évoquant la Foire commerciale intra-africaine (IATF 2025), à l’origine du report de l’ouverture de la session parlementaire, Aboudjera Soltani a souligné que «l’accueil par l’Algérie de cette manifestation participe d’un choix stratégique qui traduit la volonté de notre pays de faire de l’industrie, notamment automobile, un levier de diversification économique, un moteur d’intégration africaine et un secteur prometteur pour l’établissement de partenariats régionaux et internationaux mutuellement bénéfiques, reposant sur le transfert de technologie et la création de valeur ajoutée».
Mohamed Klalèche, sénateur du FFS
«Un grand chantier nous attend»
«Avec l’ouverture aujourd’hui de la session parlementaire 2025-2026, notre souhait est que le code communal et le code de wilaya soient revus en profondeur afin de donner davantage de prérogatives aux élus. La loi électorale, qui comporte de nombreuses lacunes, doit également être corrigée. Un grand chantier attend les parlementaires des deux Chambres», a déclaré le sénateur Mohamed Klalèche. Il a tenu à ajouter qu’au-delà de l’aspect parlementaire, «nous espérons que le nouveau Premier ministre, Sifi Ghrieb, nous présente son programme».
Dr Djebablia Ayachi, sénateur :
«Relever le défi de la diversification économique»
Commentant la composition de la nouvelle équipe gouvernementale, le sénateur du tiers présidentiel, Dr Djebablia Ayachi, a souligné que «le nouvel exécutif dirigé par Sifi Ghrieb ambitionne de relever le défi de la diversification de l’économie nationale, d’autant que le président Tebboune s’est engagé à développer ce secteur». Il a précisé que «le président de la République a donné toutes les instructions nécessaires pour être, avant tout, au service des citoyens algériens et pour hisser l’économie nationale au rang qui sied à l’Algérie en tant qu’État pivot aux niveaux régional et international». «De son côté, le Premier ministre a réaffirmé son engagement, ainsi que celui de l’ensemble de l’équipe gouvernementale, à veiller sur le terrain à servir les citoyens et à consulter toutes les catégories et franges nationales au service de l’Algérie», a-t-il ajouté.
Propos recueillis par Ferhat Zafane
