Par Samir MÉHALLA
Alors que Ghaza s’enfonce dans l’horreur absolue, entre famine organisée, destructions massives et déplacements forcés, le président français Emmanuel Macron et l’essentiel de la classe politique hexagonale semblent regarder ailleurs. Ce «pays des droits de l’homme», qui aime tant donner des leçons de morale au reste du monde, se tait ou bredouille face à l’infamie sioniste.
La réalité est brutale : la France officielle est devenue l’un des bastions européens les plus alignés sur les positions israéliennes, au point que la moindre critique des crimes commis à Ghaza est étouffée sous le prétexte de «lutte contre l’antisémitisme et Hamas», instrumentalisée à des fins politiques.
Pendant que les enfants de Ghaza meurent de faim et que les hôpitaux sont réduits à des ruines, Emmanuel Macron, lui, choisit de détourner l’attention en relançant un vieux contentieux colonial avec l’Algérie. Les polémiques sur les visas, les petites phrases venimeuses et les provocations diplomatiques deviennent une mise en scène commode pour éviter de parler de Ghaza, du droit international et de l’effondrement moral de la diplomatie française.
En taisant les violations flagrantes du droit humanitaire par l’entité sioniste, la France foule aux pieds ses propres principes :
- La Déclaration universelle des droits de l’homme, que Paris se vante d’avoir inspirée
- Les Conventions de Genève, qu’elle prétend défendre
- Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, qui fut pourtant un mot d’ordre français dans les années de décolonisation… sauf pour la Palestine.
Le pays de Voltaire, Hugo et Jaurès se retrouve désormais aux côtés de ceux qui affament un peuple, bombardent des hôpitaux et transforment une bande de terre en cimetière à ciel ouvert.
Ce silence, cette complaisance, cette complicité tacite ne seront pas oubliés. L’Histoire retiendra qu’au moment où Ghaza hurlait de douleur, la France tournait la tête et parlait de visas et de diplomates algériens.
Elle retiendra qu’un président, qui aime se proclamer défenseur des libertés, a préféré se soumettre aux logiques de puissance et aux lobbys, plutôt que d’affronter la vérité et d’exiger des comptes à un État qui viole le droit international.
Un jour, ce reniement moral pèsera sur l’image de la France bien plus lourdement que n’importe quelle querelle diplomatique.
S.M.
