L’adhésion, désormais actée, de l’Algérie à l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) pourrait présenter plusieurs avantages potentiels, en ce sens que l’ASEAN est une association qui représente une région en pleine croissance économique qui pourrait offrir un marché vaste et dynamique pour les produits algériens.
Aussi cette adhésion, a pour objectif de renforcer la position stratégique de l’Algérie dans les relations internationales et ouvrir par la même, la voie à une nouvelle ère de coopération multilatérale entre l’Algérie et les pays de l’Asie du Sud-est. Cette adhésion est d’autant plus bénéfique dans la mesure où, l’ASEAN attire de plus en plus d’investissements étrangers importants. Ce qui est de nature à bénéficier à l’Algérie en termes de développement économique et de création d’emplois. Or, s’il est important de noter que l’adhésion de l’Algérie à l’ASEAN nécessiterait une adaptation aux normes et réglementations de l’organisation, ainsi qu’une volonté de coopérer étroitement avec les autres pays membres, ces derniers se sont réjouis de l’adhésion de notre pays en réaffirmant la pertinence continue de ce traité dans le maintien de la paix et de la stabilité régionales.
Joint, hier, par Crésus, l’économiste Kamel Kheffache a estimé que «cette adhésion n’est pas seulement une excellente chose, mais constitue un pas stratégique pour l’avenir économique du pays». En matière de diversification des relations économiques, notre interlocuteur a tenu à rappeler que «l’ASEAN est une zone économique dynamique avec un marché de plus de 650 millions de personnes». C’est pourquoi, a-t-il tenu à souligner, «l’adhésion de l’Algérie a pour objectif de diversifier ses relations économiques et de renforcer ses échanges commerciaux avec les pays membres». A ce sujet, Kamel Kheffache a tenu à indiquer clairement que «l’ASEAN offre un accès à de nouveaux marchés en Asie du Sud-Est, ce qui pourrait aider l’Algérie à développer ses exportations et à attirer des investissements étrangers». Or, selon notre interlocuteur «il est important de noter que l’Algérie n’est pas située en Asie du Sud-Est et son adhésion à cette Association pourrait nécessiter des ajustements et des négociations spécifiques». Ce qui est certain aux yeux de notre interlocuteur, c’est qu’en matière de positionnement stratégique, «l’adhésion de notre pays à l’ASEAN pourrait renforcer sa position dans les relations internationales et lui donner ainsi une voix plus forte dans les forums régionaux et internationaux». Par ailleurs, n’y voyant pas que des avantages dans cette adhésion de l’Algérie à l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est, l’économiste Kamel Kheffache dit craindre que «cette adhésion puisse exposer les entreprises algériennes à une concurrence accrue de la part des entreprises des pays membres». Ce qui pourrait être, a-t-il admis, « difficile pour certaines d’entre elles».
Tout en précisant que l’Algérie est située en Afrique du Nord, tandis que les pays de l’ASEAN sont situés en Asie du Sud-Est, notre interlocuteur estime que cet éloignement géographique «pourrait rendre les échanges commerciaux et la coopération plus difficiles». Toujours est-il, relève notre interlocuteur, «les pays de l’ASEAN ont développé des technologies avancées dans divers domaines, ce qui pourrait bénéficier à l’Algérie en termes de modernisation de son économie». Ce bénéfice pourrait toucher aussi « le développement des infrastructures, puisque le pays membres ont beaucoup investi dans ce domaine », a-t-il ajouté. Ces avancées, a-t-il précisé pourraient inspirer et bénéficier à l’Algérie en termes de développement de ses propres infrastructures». Afin d’étayer son argumentaire, l’économiste Kamel Kheffache a évoqué le volet touristique que l’Algérie peine à faire décoller en affirmant que «l’ASEAN est une région touristique importante ».
Son expérience sera d’un grand intérêt pour l’Algérie a-t-il noté en vue de développer son propre secteur touristique. Pareil pour les échanges culturels, dès lors que selon notre interlocuteur, «l’adhésion de l’Algérie à l’ASEAN pourrait favoriser les échanges culturels avec les pays membres, ce qui pourrait enrichir la culture et la société algériennes».
Ferhat Zafane