Réunis sous les auspices du Centre pour la Neutralité de Genève (GCN), près de 90 experts, diplomates et membres de la société civile venus de 27 pays ont lancé un «Appel à l’action pour une neutralité active pour la paix mondiale». Certes, l’Algérie, selon les informations recueillies, n’a pas pris part à ce rendez-vous suisse. Une absence regrettable, tant le sujet est d’importance cruciale.
D’autant que tous les ministères, institutions et autres ne cessent de réaffirmer que le gouvernement, tout en étant conscient de l’importance des nouvelles technologies de la communication, demeure déterminé à défendre la souveraineté numérique nationale et à protéger les intérêts de son que renferment des contenus relayés sur les réseaux sociaux. Or, une souveraineté se défend aussi bien sur le terrain que dans les fora internationaux, tant l’enjeu de souveraineté numérique se révèle d’abord dans l’indépendance décisionnelle. Et du fait que le monde entre dans une nouvelle ère d’infrastructures technopolitiques, il n’y a pas de place pour les non-alignés, encore, moins, pour les absents, à même de défendre la neutralité de l’interne, loin de signifier l’indifférence.
À l’heure où la souveraineté ne se joue plus seulement sur les câbles diplomatiques mais aussi sur les câbles réseau, l’Algérie qui a fait de la non-ingérence un principe de base de sa politique, se devait de prendre part à ces colloques en prônant une «neutralité active à même de contribuer à la prévention et à la résolution des conflits dans un contexte de militarisation de l’intelligence artificielle (IA). A ce propos, le Premier ministre, Nadir Larbaoui, a présidé, hier, les travaux de la 195ᵉ session du Conseil des participations de l’État (CPE), consacrés à l’examen du projet de renforcement du réseau de câbles sous-marins du groupe Algérie Télécom. Constituant l’ossature essentielle du transport des services Internet, ce réseau fait l’objet d’un plan de modernisation visant à garantir la continuité, la sécurité et la qualité des services numériques à travers tout le territoire. Ce plan devra répondre à des conditions permettant son acquisition, tout en respectant des normes garantissant la continuité de ses services.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
Badis B.