Il s’agira pour l’Algérie de maintenir le cap de la modernisation de l’économie nationale.
Depuis lundi 16 juin, une délégation du Fonds monétaire international (FMI) est en Algérie pour entamer une mission de consultation dans le cadre de l’article IV du FMI. Cette visite, qui se déroulera jusqu’au 30 juin 2025, a pour objectif de réaliser un bilan complet de l’économie algérienne et d’évaluer ses perspectives à moyen terme. Cela comprend l’analyse des dernières évolutions macroéconomiques du pays, des secteurs en croissance, ainsi que des défis structurels qui conditionnent la diversification de l’économie.
En outre, des discussions multisectorielles auront lieu pour évaluer les politiques économiques actuelles et les stratégies futures pour une croissance durable. Conduite par Charalambos Tsangarides, chef de mission du FMI, la mission a entamé ses consultations avec le gouverneur de la Banque d’Algérie, Salah Eddine Taleb. Après avoir rencontré, jeudi, les membres de la commission des finances et du budget de l’APN, la journée de mardi 24 a été très prolifique puisque la mission du FMI a rencontré, tour à tour, le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig ; le ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, Tayeb Zitouni, et enfin, la présidente de la Haute Autorité pour la Transparence, la Prévention et la Lutte contre la Corruption, le Professeur Salima Mesrati. La rencontre tenue avec Kamel Rezig a été mise à profit pour l’examen de l’évolution de la politique commerciale algérienne, et les perspectives de son ouverture sur les marchés internationaux. Lors de la rencontre avec Tayeb Zitouni, l’accent a été mis sur les grandes orientations de la politique nationale en matière de régulation du marché.
Le ministre a ainsi insisté sur les efforts déployés pour préserver le pouvoir d’achat des citoyens et encadrer les activités commerciales. Il a, par ailleurs, souligné l’importance de l’intégration d’outils numériques modernes pour renforcer la transparence et l’efficacité dans les circuits de distribution, tout en insistant sur le rôle croissant du commerce électronique dans le paysage économique national. Pour finir, la délégation d’experts du FMI s’est rendue au siège de la Haute Autorité pour la Transparence, la Prévention et la Lutte contre la Corruption. Au cours de cette visite, la délégation a bénéficié d’une présentation et d’explications approfondies sur les missions de la Haute Autorité et les pouvoirs constitutionnels et légaux qui lui ont été conférés par la révision constitutionnelle de 2020. Les discussions qu’ils ont eu avec la présidente de la Haute Autorité, Salima Mesrati, ont porté sur les réformes majeures adoptées par les plus hautes autorités du pays en matière de prévention et de lutte contre la corruption sous l’impulsion du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui s’est engagé à moraliser la vie publique, à lutter contre la corruption et à aligner le système législatif sur les standards internationaux. Salima Mesrati a mis en exergue les projets les plus importants mis en œuvre par la Haute Autorité, dans le cadre de la mise en exergue des efforts déployés par l’Algérie dans le domaine de la prévention et de la lutte contre la corruption.
Maintenir le cap
Cette mission, prévue pour durer deux semaines, est un rendez-vous important pour l’Algérie, qui cherche à structurer son avenir économique sur des bases solides. Les discussions avec le FMI devraient offrir des pistes pour stimuler la croissance, encourager les investissements étrangers et améliorer le climat des affaires. Il s’agira pour l’Algérie de maintenir le cap puisque le dernier rapport du Fonds monétaire international (FMI), publié le 22 avril dernier, a révélé des perspectives encourageantes pour l’économie nationale. Dans le groupe de pays de la région Mena, la performance de l’Algérie a amené le FMI à revoir à la hausse ses prévisions de croissance.
Il ressort, en effet, du rapport de conjoncture que l’Algérie devrait enregistrer un taux de croissance de 3,5% en 2025. Autre indice positif retenu par le FMI est en rapport avec le Produit intérieur brut (PIB) de l’Algérie, appelé, selon le document, à se situer autour de 268,89 milliards de dollars en 2025.
Saïd S.