L’Algérie ambitionne de devenir un hub régional pour le développement de l’hydrogène vert, à travers la mise en œuvre d’une stratégie nationale ambitieuse.
Le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Énergie, chargé des énergies renouvelables, Nourredine Yassa, a affirmé, hier à Oran, la volonté de l’Algérie de renforcer sa souveraineté technologique et d’intensifier l’intégration industrielle à travers la localisation des chaînes de valeur stratégiques, notamment dans le secteur de l’énergie solaire.
Lors de son discours à l’ouverture de la 12e édition des Journées scientifiques et techniques de Sonatrach, Nourredine Yassa a souligné que «constituent un espace stratégique réunissant scientifiques, chercheurs et professionnels pour débattre des questions liées à l’énergie, la technologie et l’innovation». Aussi, a-t-il rappelé, que «l’Algérie, riche en ressources fossiles et renouvelables, fait face à un double défi : répondre à une demande énergétique locale croissante, due à la croissance démographique, au développement économique et à l’expansion urbaine», tout en respectant «les engagements internationaux de lutte contre le changement climatique.» Il a souligné que «ce défi nécessite une transition progressive vers un modèle énergétique plus durable, combinant les nouvelles sources d’énergie et les énergies renouvelables, une meilleure efficacité énergétique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Pour Nourredine Yassa, la transition énergétique en Algérie n’est pas «un choix conjoncturel», mais «une orientation stratégique» nécessitant «des investissements ciblés, une innovation technologique, un renforcement de la recherche scientifique et une maîtrise locale des connaissances», saluant le rôle de Sonatrach dans le lancement de projets de recherche de qualité, notamment l’enregistrement de 30 brevets en seulement trois ans, et le lancement d’environ 40 projets de recherche en partenariat avec des acteurs nationaux et internationaux. A cet égard, il a indiqué que «des initiatives concrètes, comme la production locale de panneaux solaires photovoltaïques, représentent une première étape vers la fabrication d’équipements pour les énergies renouvelables. Ce type de projets mérite d’être élargi et soutenu par le secteur de la recherche et du développement afin de renforcer les capacités technologiques nationales». Aussi, a-t-il insisté sur le fait que «la création et le renforcement d’infrastructures de recherche spécialisées, ainsi que la formation de compétences nationales, seront essentiels pour soutenir l’innovation dans les secteurs des nouvelles énergies et des énergies renouvelables.»
Il a ajouté que «le développement des start-ups constitue également un levier fondamental pour atteindre cet objectif. Grâce à l’innovation dans les domaines des énergies renouvelables, du stockage, des réseaux intelligents et de la gestion intelligente de l’énergie, ces start-ups contribuent non seulement à diversifier le mix énergétique, mais aussi à réduire la dépendance aux hydrocarbures tout en renforçant un approvisionnement local, durable et résilient.»
Selon ses propos, à l’horizon 2050, la demande mondiale d’énergie continuera de croître rapidement. «Pour faire face à cette évolution, la diversification des sources d’énergie est devenue une priorité stratégique. Cela comprend le renforcement des énergies renouvelables (solaire, éolienne, biomasse, etc.) et le développement de méthodes à faibles émissions de carbone à partir du gaz naturel», a-t-il plaidé.
A l’occasion, le Secrétaire d’Etat a annoncé que, durant ces Journées scientifiques et techniques, une journée d’étude sera organisée en collaboration avec le Conseil national de la recherche scientifique et des technologies, visant à rassembler tous les acteurs du secteur de l’énergie pour dialoguer et échanger, en vue d’atteindre un consensus et d’élaborer les principes directeurs d’une feuille de route pour le développement d’une stratégie énergétique globale en Algérie. Cette approche comprend la promotion de la recherche scientifique comme soutien à la politique énergétique nationale, à travers l’étude de toutes les voies scientifiques et innovations dans les différentes chaînes de valeur, dans le but de moderniser et d’améliorer les systèmes énergétiques. Et de conclure que l’Algérie ambitionne de devenir un hub régional pour le développement de l’hydrogène vert, à travers la mise en œuvre d’une stratégie nationale ambitieuse.
À noter que ces 12e JST se sont ouverts en présence du ministre de l’Industrie, Sifi Ghrieb, et d’environ 1 000 participants issus de 32 pays.
Synthèse Badis B.