Dans un contexte mondial marqué par des tensions et des conflits majeurs, où le continent africain est loin d’être un enjeu majeur pour Donald Trump, pas plus qu’il ne l’a été durant son premier mandat, que faut-il attendre de ce 17e Sommet des affaires Etats-Unis-Afrique ?
Ce Sommet qui se tient, depuis hier, à Luanda, en République d’Angola, sous le thème «Les voies de la prospérité : une vision commune de partenariat entre les États-Unis et l’Afrique», réunit plus de 1500 participants dont des chefs d’Etat et de Gouvernement, des hauts responsables de l’administration américaine ainsi que des dirigeants d’entreprises de renom. Il devrait être saisi par les dirigeants africains pour renforcer leur résilience en faisant preuve d’un sursaut de dignité collective. Dans son discours lu en son nom par le ministre d’Etat, ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Mohamed Arkab, qui a participé à la session plénière de haut niveau sur le thème «le renforcement des partenariats énergétiques entre les Etats-Unis d’Amérique et l’Afrique: du dialogue à la mise en œuvre», le président de la république, Abdelmadjid Tebboune, a salué le rôle central joué par la République d’Angola dans l’accueil de ce sommet historique, qui coïncide avec le 50ème anniversaire de son indépendance et son accession à la présidence de l’Union africaine pour 2025. Le président a tenu dans la foulée à souligner «le caractère crucial de cet événement pour passer du stade des déclarations à la mise en œuvre sur le terrain de projets énergétiques sur l’ensemble du continent».
Abordant les objectifs du développement durable, le président de la République a mis en exergue l’énorme potentiel énergétique du continent africain, tant dans le domaine des hydrocarbures que dans celui des énergies renouvelables, en appelant à «l’exploitation de ces ressources dans le cadre de partenariats stratégiques efficaces qui contribuent à l’amélioration du niveau de vie des citoyens africains et à la réalisation des objectifs du développement durable ». Dans ce contexte, il a rappelé les grands projets stratégiques lancés par l’Algérie pour promouvoir l’intégration énergétique continentale, notamment le projet du gazoduc transsaharien, les projets d’interconnexion électrique régionale, les initiatives de développement des énergies renouvelables et le plan hydrogène vert, qui feront de l’Algérie un acteur pivot dans la production et l’exportation d’énergie propre vers les marchés africain et européen.
Transfert technologique
Ainsi, le président de la République a appelé à «l’adoption de solutions de financement innovantes pour soutenir ces projets, ainsi qu’à l’intensification de la coopération américano-africaine dans les domaines du transfert de technologie, de la formation, de la recherche scientifique et de l’innovation industrielle», soulignant «la disponibilité de l’Algérie à transférer son expertise technique aux pays frères d’Afrique». Et de conclure en invitant les partenaires américains de l’Algérie à «intensifier les investissements en Afrique et à exploiter les opportunités offertes par la zone de libre-échange continentale africaine», soulignant «l’importance de «construire un partenariat gagnant-gagnant basé sur la confiance et le respect mutuel». En raison d’ailleurs de l’importance de ce Sommet qui constitue, «l’une des plateformes économiques et d’investissement les plus importantes au monde», Mohamed Arkab a conduit une délégation de haut niveau comprenant Salma Bakhta Mansouri, secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé des Affaires africaines, ainsi que des responsables des ministères des Affaires étrangères et de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables. Il est à souligner, par ailleurs que Mohamed Arkab tiendra de nombreuses rencontres bilatérales avec des ministres, des chefs de délégations et des représentants de grandes entreprises et d’organisations internationales, afin d’examiner les perspectives de coopération, d’échange d’expertises et d’investissement.
Cette participation illustre selon un communiqué du ministère, «l’engagement continu de l’Algérie à renforcer ses partenariats stratégiques avec les pays africains et les Etats-Unis d’Amérique et sa participation active à la construction d’une économie continentale intégrée et fondée sur le développement durable et l’accès à l’énergie pour tous et la vision de l’Algérie basée sur l’intégration régionale africaine et l’ouverture sur les partenariats internationaux gagnant-gagnant».
Ferhat Zafane