«Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme pas sa force en droit et l’obéissance en devoir» – Jean-Jacques Rousseau, Du Contrat Social (1762).
L’attaque préventive des sionistes contre l’Iran le 13 juin 2025, ciblant des installations nucléaires et des scientifiques civils, n’est pas un acte isolé. Elle s’inscrit dans une logique systémique de mépris du droit international.
Pendant ce temps, des médias arabes, dirigés par des personnages comme Saad al-Bazzaz, propagandiste recyclé en journaliste indépendant à Londres, blanchissent ces crimes.
– Violation de la Charte de l’ONU : L’article 2(4) interdit le recours à la force contre l’intégrité territoriale d’un État. L’offensive israélienne du 13 juin, menée sans mandat de l’ONU ni preuve d’une menace imminente, constitue un crime d’agression selon l’Article 8 du Statut de Rome.
– Cibles civiles et nucléaires : Les frappes sur Natanz et le réacteur d’Arak (rebaptisé Khondab) violent les conventions de l’AIEA et le droit humanitaire. Comme l’a confirmé Rafael Grossi, directeur de l’AIEA, «aucun programme systématique d’armement nucléaire» n’était en cours en Iran.
Depuis mars 2025, l’entité sioniste bloque toute aide à 2,3 millions de Palestiniens à Ghaza, en violation flagrante de l’avis de la Cour Internationale de Justice (CIJ) de juillet 2024 exigeant la fin de l’occupation. Netanyahu est sous mandat d’arrêt de la Cour Pénale Internationale (CPI) pour «famine comme méthode de guerre» et «attaques intentionnelles contre des civils».
Menaces d’assassinat : La loi de la jungle
– Le ministre de la Défense israélien, Israel Katz, a publiquement appelé à l’élimination du Guide Suprême iranien, Ali Khamenei : «Une telle personne n’a pas le droit d’exister». Une déclaration assimilable à une incitation au meurtre politique.
Saad al-Bazzaz et les médias arabes : Complicité masquée
Un parcours troublant : De Saddam à la Liberté de la presse
Al-Bazzaz a dirigé la télévision d’État irakienne et le journal Al-Jumhuriya sous Saddam Hussein, participant à un système où «la répression et la censure avaient des conséquences catastrophiques» pour la liberté de la presse.
Après sa défection en 1992, il fonde Azzaman, un journal présenté comme «indépendant». Pourtant, en 2005, la justice britannique a établi qu’Azzaman était un outil de renseignement saoudien utilisé pour diffamer les régimes arabes gênants.
Propagande pro-sioniste : Les mécanismes
– Narratif de la menace iranienne : Azzaman et des médias similaires amplifient le discours israélien sur le nucléaire iranien, occultant les conclusions de l’AIEA. Pendant ce temps, ils minimisent les crimes sionistes à Ghaza.
– Silence sur l’agression : Alors que l’Iran subit des frappes illégales, aucun éditorial d’envergure dans ces médias ne dénonce la violation de la souveraineté iranienne.
– Financements Occultes : Le procès de 2005 a révélé qu’Azzaman était financé pour servir une «campagne de propagande noire» contre le Qatar et d’autres.
– Cynisme humanitaire : Al-Bazzaz présente son journal comme un défenseur des libertés, mais son passé sous Saddam – où la presse était un instrument de terreur – expose son hypocrisie.
L’Iran et la légitime défense : Un droit inaliénable
– Au moment des frappes israéliennes, des pourparlers nucléaires étaient en cours entre l’Iran et les puissances occidentales à Genève. L’attaque a visé à torpiller la diplomatie.
– Les frappes iraniennes sur l’occupant israélien, dont celle touchant l’hôpital Soroka à Beer Sheva, répondent aux critères de légitime défense (Article 51 de la Charte ONU). Téhéran a ciblé des sites militaires, contrairement aux sionistes.
Complicité américaine
– Le Sénateur républicain Lindsey Graham a publiquement exigé que Donald Trump attaque Fordow, une installation nucléaire iranienne. Le Président américain a laissé planer la menace : «Je le ferai peut-être. Peut-être pas».
Le Spectre de 2003
Comme en 2003 avec l’Irak, on instrumentalise la menace nucléaire pour justifier une guerre illégale. Les médias d’al-Bazzaz, El Sharqiya et consorts, participent à cette manipulation, trahissant leur devoir d’informer et leur peuple. Pendant que les sionistes défient le droit avec arrogance, la communauté internationale, paralysée, laisse faire. L’ordre mondial ne survivra pas à cette capitulation.
«Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme pas sa force en droit et l’obéissance en devoir.» – Jean-Jacques Rousseau, Du Contrat Social (1762).
S.M.