Le président algérien prendra la parole lors de la Semaine africaine de l’énergie (AEW) 2025, dans un contexte de programme d’investissement de 50 milliards de dollars dans les hydrocarbures.
À 3 mois de la plus grande conférence internationale sur l’énergie, le compte à rebours avant la Semaine africaine de l’énergie (African Energy Week 2025) est lancé. Un moment crucial pour l’industrie pétrolière et gazière en Afrique.
Se déroulant du 29 septembre au 3 octobre au CapeTown en Afrique du Sud, l’événement de cette année réunira des chefs d’Etat, des ministres de l’Energie et des Finances, des leaders et des acteurs clés de la chaîne de valeur de l’énergie afin de s’attaquer aux complexités et saisir les opportunités dans le paysage énergétique florissant de l’Afrique.
S’appuyant sur le succès des éditions précédentes, l’événement continue de consolider son statut de premier rassemblement de l’industrie africaine de l’énergie. Principale plateforme de promotion de la croissance socio-économique sur l’ensemble du Continent, l’événement, grâce à des investissements stratégiques, au dialogue et à la collaboration avec les délégations des pays membres du G20, devrait ouvrir la voie à un avenir énergétique plus résilient, plus durable et plus inclusif, tout en remplissant son mandat de faire de la pauvreté énergétique une histoire ancienne à l’horizon 2030. Avec plus de 125 millions de barils de réserves prouvées de pétrole, 620 trillions de pieds cubes de gaz naturel et d’abondantes ressources renouvelables, l’Afrique a le potentiel pour devenir un leader mondial de l’énergie.
Alors que la demande énergétique africaine devrait plus que doubler d’ici 2050 et que les combustibles fossiles devraient représenter jusqu’à 60% du bouquet énergétique d’ici 2040. L’événement proposera des ateliers, des discussions et des présentations couvrant des sujets essentiels tels que l’investissement dans le développement en amont, les politiques législatives et réglementaires, les stratégies de croissance des infrastructures, le secteur en aval et le rôle de l’Afrique dans la transition énergétique mondiale. L’évènement sera, également, l’occasion pour les participants de se pencher sur les défis énergétiques de l’Afrique et mettre en valeur l’immense potentiel énergétique, renouvelables notamment, du Continent. D’autant que plus de 40% des personnes vivant en Afrique n’ont pas accès à l’électricité, et 70% ne disposent pas de moyens de cuisson propres, soit près de 990 millions de personnes en 2022, selon l’Agence internationale de l’énergie.
Combler le déficit d’infrastructures
Pour ce faire, un investissement massif est plus que nécessaire. Grâce à ces sources de capitaux, le Continent devrait pouvoir maximiser la production, le traitement et la distribution des ressources locales en pétrole et en gaz, dans le cadre des efforts visant à éradiquer la pauvreté énergétique à l’horizon 2030. Néanmoins, une plus grande réforme réglementaire en Afrique est plus que nécessaire, notamment en cette conjoncture internationale où les crises et les conflits se multiplient à travers le monde. Aussi, encourager les investissements dans le pétrole et le gaz africains, malgré les défis posés par la transition énergétique, permettrait à l’Afrique de tracer la voie de la sécurité énergétique et du développement industriel grâce à des investissements accrus dans le secteur aval sur l’ensemble du Continent.
L’expérience algérienne
A l’occasion de la tenue de la conférence AEW (Investir dans les énergies africaines), le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, devrait axer son intervention sur l’expérience algérienne en la matière. Sa participation intervient alors que le pays s’engage dans un vaste programme d’investissement de 50 milliards de dollars sur les quatre prochaines années, illustrant l’engagement de l’Algérie à collaborer avec des partenaires internationaux pour renforcer l’exploration et la production, précise le site Africa Energy Chamber.
Le Président Tebboune devrait partager sa vision stratégique et mettre en lumière les opportunités à venir et présenter les réformes réglementaires en cours.
En tant que l’un des plus grands producteurs de pétrole et de gaz d’Afrique, l’Algérie s’appuie sur des réformes politiques pour attirer de nouveaux investissements dans les projets d’exploration.
«La stratégie énergétique diversifiée de l’Algérie doit servir d’exemple fort pour les autres nations africaines riches en ressources. En mettant l’accent sur l’exploration pétrolière et gazière, en réformant les politiques pour attirer les investissements et en collaborant avec des partenaires internationaux pour établir des réseaux d’exportation durables, l’Algérie s’impose comme une plaque tournante énergétique internationale. Le président Tebboune a joué un rôle déterminant pour faire du pays ce qu’il est aujourd’hui : un marché attractif et orienté vers la croissance», déclare NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie.
Badis.B