Les épreuves de cet examen, qui s’étaleront du 15 au 19 juin en cours, se dérouleront sous la supervision de plus de 240 000 encadreurs au niveau national.
Le Baccalauréat 2025 commence aujourd’hui pour les près de 850 000 lycéens et candidats libres inscrits et répartis sur près de 3000 centres répartis sur l’ensemble du territoire national. Un défi logistique pour les autorités, pour le secteur de l’éducation et les responsables engagés sur le terrain. L’enjeu, durant cette semaine d’examen, en plus de la sécurisation des sujets et des épreuves, est en effet «d’assurer l’égalité des chances».
A cet égard, à la veille du lancement des épreuves, qui débuteront ce matin avec le sujet de langue arabe, le ministère de l’Intérieur a tenu une dernière réunion de coordination avec ses responsables au niveau des wilayas. Le ministère, dans un communiqué, explique qu’il se fixe l’objectif de «garantir une organisation rigoureuse de l’événement», et mobilise pour cela l’ensemble de ses moyens. Et concrètement plusieurs axes sont pris en compte pour assurer le respect des «normes unifiées» pour l’accueil des candidats au niveau des centres. Le ministère de Brahim Merad précise à ce propos que «l’aménagement des centres d’examen s’est fait conformément aux normes requises». Ces dernières stipulent notamment que le centre situé dans les régions du Sud du pays sont équipés de dispositifs de climatisation.
Par ailleurs, il est précisé que le secteur de l’intérieur a créé des «comités» chargés d’effectuer des «visites de contrôle dans les établissements concernés». Leur mission est «d’évaluer le niveau de préparation et de remédier immédiatement à toute lacune». Plusieurs points sont concernés par les contrôles : «La disponibilité de l’eau potable» dans tous les centres. «La fourniture de services de restauration» pour les encadrants et les candidats, notamment dans les centres internes ou situés dans des zones isolées». Ou encore «le respect des normes d’hygiène».
Tous les moyens mobilisés
Concernant la question du transport, indispensable dans certaines régions du pays, notamment le sud-est haut plateaux, le ministère de l’Intérieur se veut rassurant. Il confirme la «mise à disposition de moyens de transport pour les candidats», en plus de «l’aménagement d’installations d’hébergement spécifiques pour les encadrants». Par ailleurs, les services de Police et de Gendarmerie seront également mobilisés, notamment pour la «sécurisation du transport des sujets d’examen». De leur côté, la Protection Civile, et les services de santé, seront en alerte. Le communiqué du ministère note en ce sens qu’une «équipe médicale» avec le soutien «permanent des services de la Protection civile» est prévue pour chaque centre d’examen.
Quant au ministre de l’Education, il fait savoir, selon la Télévision nationale, que «tous les moyens sont mobilisés» et que le secteur reste en «contact constant» avec les directeurs des centres d’examen. Ainsi, Mohamed Seghir Sadaoui explique que «l’Etat, à travers le secteur de l’Education et tous les ministères paritaire de l’opération, consacre d’énormes moyens» pour la réussite des épreuves. L’une des principales procurations du ministère de l’éducation est pour rappel d’éviter toute possibilité de triche lors des épreuves.
Respect du droit à l’image des candidats
Sur un autre plan, il est à noter que la préparation de l’édition 2025 du Baccalauréat prend en compte un aspect longtemps ignoré. En effet, les autorités ont multiplié les appels visant à respecter le droit à l’image, mais aussi la concentration des candidats. Ainsi, l’Autorité nationale indépendante de régulation de l’audiovisuel (ANIRA) avait mis en garde, mardi dernier, l’ensemble de la presse, l’invitant à éviter les interviews dès la sortie des centres d’examen. Dans son communiqué, l’Autorité avait dénoncé certaines couvertures médiatiques lors du dernier BEM, ou des élèves mineurs ont été questionnés à la sortie des centres d’examen et sans le consentement de leurs parents.
Dans cette logique, les candidats au bac, dont un grand nombre sont encore mineurs devraient bénéficier cette année d’un climat plus serein. L’ANIRA ayant mis en garde «avec la plus grande fermeté» l’ensemble des services de communication audiovisuelle contre la «poursuite des atteintes aux droits de l’enfant dans les couvertures médiatiques sur le terrain». Pour rappel, le taux de réussite à l’examen du Bac pour l’année 2024 était de 58,28%.
Nadir K.