Les juges du tribunal criminel d’Alger de la première instance judiciaire à savoir le tribunal de Dar El Beida statueront demain dans l’affaire des trois narcotrafiquants de drogue et un receleur poursuivis pour commercialisation de kif traité dans le cadre d’une bande organisée. Les mis en cause ont été rappelons le arrêtés suite durant le mois de Ramadhan de l’année dernière, suite à des renseignements fournis aux éléments de la police judiciaire de Gué de Constantine qui dépendent de la sûreté de daïra de Bir Mourad Raïs, après une minutieuse enquête qui a conduit à l’arrestation du nommé S. Yacine, la quarantaine, marié et père de trois enfants, demeurant à Kheraissia, pour collaboration avec les principaux inculpés.
Suite à une perquisition ordonnée par le procureur de la République près le tribunal de Bir Mourad Raïs, effectuée au domicile du mis en cause, les investigateurs ont découvert une importante quantité de kif traité estimée à 17 kilos dissimulée soigneusement dans la machine à laver qui se trouvait sur le balcon. Le prévenu qui a passé plus de deux mois d’incarcération à l’établissement pénitentiaire d’El Harrach et fut condamné à quatre mois de prison dans une affaire liée à un accident corporel, a reconnu au cours de l’enquête préliminaire avoir accepté de dissimuler dans son domicile, la marchandise prohibée. Il a avoué tous les faits qui lui ont été reprochés notamment la détention et la commercialisation de drogue mais il a par contre nié faire partie d’une organisation spécialisée dans le trafic de drogue. Il convient de signaler que le dossier judiciaire du prévenu qui n’est pas connu auprès des services de sécurité pour son implication dans des affaires de trafic de drogue, a été examiné par les juges de la chambre d’accusation de la cour d’Alger lesquels ont ordonné la criminalisation de l’affaire.
Il est à rappeler également que le principal accusé dans ce procès gérait le parking fasant face au siège de la cour de juridiction d’Alger et avait été condamné à deux reprises dans des affaires liées au trafic de drogue en bénéficiant de la complicité de son proche dans la vente du kif traité dans plusieurs quartiers périphériques de la capitale notamment à El Annasser (ex-Ruisseau), El Madania (ex-Salombier). Quant au quatrième accusé alors étudiant, il se trouvait accidentellement avec les inculpés et ignorait que ces derniers commercialisent dans la drogue.
R.H.