À l’approche des élections législatives du 2 juillet, les partis en campagne appellent à une forte mobilisation des électeurs.
Malgré des différences programmatiques, ils partagent des priorités communes, notamment la protection du pouvoir d’achat, le renforcement des acquis sociaux, le soutien à la jeunesse et la poursuite des réformes économiques visant à consolider le développement national.
Dans un contexte marqué par les fluctuations des marchés internationaux et les préoccupations liées au coût de la vie, la question du pouvoir d’achat s’impose comme l’un des thèmes majeurs de la campagne.
Le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Abdelkrim Benmbarek, a réaffirmé l’engagement de sa formation à poursuivre les efforts visant à protéger les revenus des citoyens. Il a notamment mis en avant la lutte contre la spéculation, le contrôle des prix et le soutien aux catégories sociales les plus vulnérables.
Pour le responsable du FLN, les élections du 2 juillet constituent «une étape nationale majeure» qui dépasse le simple cadre de la compétition électorale. Il a souligné la nécessité de poursuivre le processus de construction institutionnelle et les réformes engagées afin de renforcer la stabilité et le développement du pays.
Le programme du FLN, structuré autour de 13 axes, accorde une place centrale à la justice sociale et la préservation du pouvoir d’achat. Il préconise également une diversification économique fondée sur le développement des petites et moyennes entreprises, le soutien à l’agriculture et la création de nouvelles opportunités d’investissement.
La jeunesse, enjeu central du scrutin
De son côté, le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abdelali Hassani Cherif, a placé la question de la participation des jeunes au centre de son discours politique.
Lors de rassemblements populaires organisés à Constantine puis à Mila, il a estimé que la jeunesse constitue «la véritable richesse de l’Algérie» et qu’elle doit bénéficier d’une représentation accrue au sein de l’Assemblée populaire nationale.
Selon lui, l’implication des jeunes dans les processus décisionnels est de nature à enrichir le débat législatif et à apporter des réponses mieux adaptées aux mutations économiques, sociales et technologiques que connaît le pays.
Le responsable du MSP a également insisté sur l’importance de renforcer la cohésion nationale et de préserver le front intérieur face aux défis régionaux et internationaux. Il a estimé que la consolidation du tissu social constitue un préalable indispensable à toute stratégie de développement durable.
Pour une économie productive
Au-delà des questions sociales, les formations politiques accordent une attention particulière aux enjeux économiques.
Abdelali Hassani Cherif a ainsi plaidé pour la construction d’une économie productive et diversifiée, moins dépendante des revenus de la rente. Il a appelé à l’élaboration d’un projet économique national capable de valoriser les importantes ressources du pays, notamment dans les domaines de l’énergie et de l’industrie, tout en renforçant la capacité de l’économie nationale à résister aux perturbations internationales.
Le dirigeant du MSP a notamment évoqué les conséquences des tensions géopolitiques mondiales, des perturbations des chaînes d’approvisionnement et des fluctuations des prix des matières premières, qui continuent d’exercer des pressions sur les économies à travers le monde.
Promotion des compétences
Pour sa part, le président du Mouvement El-Bina, Abdelkader Bengrina, a mis l’accent sur le rôle des futures législatives dans l’émergence d’une représentation parlementaire capable de répondre aux préoccupations des citoyens, particulièrement celles de la jeunesse.
Lors d’un meeting à Djelfa, il a estimé que le scrutin du 2 juillet doit permettre l’élection de compétences aptes à accompagner les projets de développement et à contribuer à la création de richesse et d’emplois.
Le président du Mouvement El-Bina a également insisté sur la nécessité de protéger les jeunes contre les fléaux sociaux, notamment la toxicomanie, tout en renforçant les mécanismes favorisant leur insertion économique et sociale.
À Sétif, il a détaillé les orientations économiques de son programme, fondé notamment sur la création de pôles industriels compétitifs spécialisés. Cette approche vise à renforcer l’intégration des petites et moyennes entreprises dans les chaînes de production, à améliorer les capacités d’exportation et à favoriser une meilleure insertion de l’économie nationale dans les marchés internationaux.
I. Khermane
