À l’approche des examens du Brevet d’enseignement moyen (BEM) et du baccalauréat, des procureurs généraux ont réaffirmé, jeudi dernier, la détermination des autorités à lutter contre toutes les formes de fraude aux examens officiels.
Lors d’une journée d’étude organisée au niveau des wilayas de M’sila et d’El Tarf, les intervenants ont insisté sur la nécessité de renforcer les actions de prévention, de sensibilisation et de coordination entre les différents secteurs afin de préserver la crédibilité des examens officiels.
À M’sila, la rencontre, tenue au siège de la cour de justice, a réuni des représentants des autorités locales, des enseignants, des spécialistes du droit ainsi que des membres des services de sécurité. Le procureur général près la cour, Djamel Foudad, a souligné que cette journée d’étude constituait une occasion de rappeler l’importance de ces échéances scolaires et l’engagement de l’État à les protéger à travers un arsenal juridique et des moyens humains et matériels conséquents.
Le magistrat a notamment mis en avant les amendements introduits par la loi 20-06 portant modification du code pénal, qui a intégré un chapitre spécifique relatif aux atteintes à l’intégrité des examens et concours.
Selon lui, garantir la transparence des examens finaux exige «la mobilisation de tous les acteurs du secteur de l’éducation, des institutions de l’État, de la société civile ainsi que des parents d’élèves».
De son côté, le président dela cour de M’sila, Hassan Mehira, a estimé que la protection de la crédibilité des examens de l’enseignement moyen et secondaire passe avant tout par la sensibilisation des élèves et la promotion des valeurs de mérite, d’intégrité et d’honnêteté académique.
Il a également insisté sur l’importance des mesures préventives, notamment la sécurisation des centres de préparation, d’impression et de transport des sujets d’examen, ainsi que la mobilisation des moyens nécessaires au bon déroulement des épreuves.
Poursuites immédiates
Concernant le volet répressif, le même responsable a rappelé l’application de poursuites immédiates contre les personnes impliquées dans la fuite ou la diffusion des sujets d’examen, avec des sanctions sévères prévues par la loi.
Le directeur de l’éducation de la wilaya, Mohamed Meddahi, a, pour sa part, indiqué que les services de son secteur poursuivent régulièrement des campagnes de sensibilisation au sein des établissements scolaires afin de mettre en garde les élèves contre les risques et les conséquences de la fraude lors des examens officiels.
À El Tarf, les participants issus des secteurs de la justice et de l’éducation ont également appelé à une mobilisation collective des institutions sécuritaires, éducatives et judiciaires pour lutter contre toutes les formes de fraude et préserver l’équité entre les candidats.
Le procureur général près la cour d’El Tarf, MohsenChekhab, a affirmé que l’autorité judiciaire accorde une attention particulière à ces examens nationaux, notamment en matière de lutte contre les atteintes à leur intégrité, dans le cadre du respect du principe d’égalité des chances.Il a rappelé que les dispositions légales en vigueur prévoient des peines pouvant aller jusqu’à trois ans de prison et d’importantes amendes.
Ces sanctions concernent non seulement les candidats impliqués dans des actes de fraude, mais également toute personne participant à ces pratiques, qu’il s’agisse d’encadreurs, de surveillants ou d’intervenants extérieurs au secteur éducatif.
Enfin, les responsables ont appelé les parents à renforcer leur rôle d’accompagnement et de sensibilisation, notamment face aux fausses informations et aux contenus trompeurs susceptibles d’être diffusés sur les réseaux sociaux à l’approche des examens officiels.
I.K
