L’Union générale des travailleurs algériens se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires contre toute personne impliquée dans la rédaction, la diffusion ou la promotion de ce document falsifié.
À qui profite le crime? L’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) a catégoriquement démenti, hier, la diffusion sur certains médias et réseaux sociaux d’un faux message attribué à tort au secrétaire général de l’organisation syndicale, Amar Takdjout.
Ce message appelait à une grève nationale illimitée le lundi 20 avril 2026 en faveur de la catégorie des corps communs.
Dans un communiqué publié sur sa page facebook, la centrale syndicale a rejeté l’authenticité de ce document, affirmant qu’il est totalement faux et sans aucun lien avec ses positions ou ses structures officielles. Elle souligne qu’il ne reflète ni ses positions ni ses instances organisationnelles et qu’il constitue une tentative de tromper l’opinion publique et de semer la confusion parmi les travailleurs et les syndicalistes.
Une tentative de déstabilisation dénoncée
Dans ce contexte, l’Union générale des travailleurs algériens a fermement dénoncé ce qu’elle qualifie d’«acte grave», estimant qu’il vise à porter atteinte à la crédibilité de cette organisation syndicale historique et à saper la confiance dans ses structures.
Le communiqué précise également que toutes les positions officielles de l’Union sont publiées exclusivement à travers ses canaux et instances légitimes, conformément aux cadres juridiques et organisationnels en vigueur, et non par le biais de messages anonymes ou non fiables.
Poursuites judiciaires annoncées
À cet égard, l’Union a annoncé l’ouverture immédiate de procédures judiciaires contre toute personne impliquée dans la préparation, la diffusion ou la publication de ce faux message. Elle affirme se réserver le droit de saisir les autorités judiciaires compétentes afin de sanctionner les responsables conformément aux lois en vigueur, dans le but de préserver la crédibilité de l’organisation et de protéger les droits des travailleurs.
Appel à la vigilance des travailleurs
Enfin, l’Union générale des travailleurs algériens appelle l’ensemble des travailleurs et syndicalistes à la vigilance et à la prudence, à ne pas se laisser influencer par les rumeurs et à se référer uniquement aux communiqués officiels émis par l’Union. Elle réaffirme son engagement à défendre les droits des travailleurs dans le cadre de la loi et du dialogue responsable, loin de toute forme de désinformation et de pratiques illégales.
De son côté, Amar Takdjout a affirmé que ces allégations «ne correspondent en rien à la réalité» et s’inscrivent dans des tentatives de perturbation de l’action syndicale.
S’exprimant à l’occasion du premier congrès national de la Fédération nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, il a indiqué qu’une grève générale ne se décrète pas par un simple message viral. Le recours à une grève générale obéit à un processus rigoureux et à des étapes bien définies : consultation de la base des travailleurs, tenue de réunions, explication de la position à l’opinion publique, avant toute prise de décision officielle.
Il a insisté sur le fait que sa méthodologie de travail repose sur la clarté et la transparence, affirmant assumer pleinement ses déclarations et exprimer ses positions publiquement, sans se cacher derrière des communiqués anonymes ou des intermédiaires.
Des enjeux sous-jacents
En réponse à ces fake-news, il réitère son attachement au dialogue, estimant qu’une escalade non réfléchie ne sert ni les intérêts des travailleurs ni la stabilité des institutions.
La question demeure : à qui profite le crime ? Ce n’est pas la première fois que de telles fausses informations circulent. Le mode opératoire est souvent le même : lancer une rumeur et attendre qu’elle enflamme l’opinion. Ce type de manipulation peut servir plusieurs objectifs : déstabiliser une organisation syndicale, tester ou provoquer une mobilisation sociale, semer la méfiance entre travailleurs et institutions, ou simplement générer du chaos informationnel pour capter l’attention.
À cet égard, la réaction rapide de l’UGTA montre qu’il existe un enjeu réel derrière ce type de rumeur.
Smail Rouha
