Le Premier secrétaire du parti, Youcef Aouchiche, estime que les prochaines échéances électorales constituent une étape décisive pour l’avenir du pays et plaide pour une dynamique politique fondée sur la confiance, le débat démocratique et le rejet du populisme.
Le Premier secrétaire national du Front des forces socialistes, Youcef Aouchiche, a insisté, hier, à TiziOuzou, sur l’importance des prochaines échéances électorales, qu’il considère comme une étape décisive pour l’avenir politique du pays.
S’exprimant lors d’un meeting à TiziGhenif, Youcef Aouchiche a souligné que les prochaines élections législatives représentent une étape importante pour la nation. Il a appelé les militants et les citoyens à assumer «leur part du combat», dans un contexte marqué par de profondes mutations aux niveaux national, régional et international.
Pour le responsable politique, l’engagement militant doit aujourd’hui se redéfinir à l’aune de ces bouleversements. Il a ainsi plaidé pour un militantisme fondé sur la conciliation entre patriotisme et démocratie, tout en rejetant «les gesticulations populistes» au profit d’une construction politique sérieuse de la société.
«Il faut se nourrir de réflexion, encourager le débat et faire preuve de pédagogie politique pour démasquer les démagogues», a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité de rester fidèle à ses convictions tout en assumant ses responsabilités lorsque l’unité nationale et la souveraineté sont en jeu.
Restaurer la confiance entre société et institutions
Auparavant, le premier secrétaire du FFS avait évoqué, lors d’un rassemblement à M’Chedallah, la nécessité de restaurer la confiance entre les institutions et la société civile. Selon lui, cet impératif constitue une condition essentielle pour faire face aux défis actuels et consolider la souveraineté nationale.
Il a estimé que la conjoncture actuelle impose «le primat de la raison et du réalisme», appelant à une approche politique renouvelée, capable de réorienter le pays vers davantage de démocratie et de développement.
Pour Aouchiche, les difficultés que traverse l’Algérie ne se limitent pas aux dimensions économiques ou institutionnelles. Elles traduisent également «une crise de confiance» dans la relation entre les citoyens et les institutions, fragilisant ainsi le lien social et politique.
Rompre avec le fatalisme
Dans ce contexte, il a défendu un retour en force de l’action politique comme levier central pour corriger ces déséquilibres. Cela passe, selon lui, par le renforcement de la crédibilité du discours public, l’élargissement des espaces de participation citoyenne et la consolidation de la légitimité populaire. Et de réaffirmer l’ambition de son parti à élargir sa présence sur l’ensemble du territoire national ainsi qu’au sein de la diaspora, avec pour objectif de
«réhabiliter le politique» et de reconquérir les espaces démocratiques.
A cet égard, Youcef Aouchiche a estimé que les prochaines élections pourraient constituer «un moment fort dans la vie démocratique du pays», à condition que les conditions nécessaires soient réunies. Il a appelé les citoyens à rompre avec «la résignation et le fatalisme» et les autorités à abandonner toute tentation de contrôle excessif.
Cette prise de position s’accompagne d’un appel à la responsabilité collective, adressé aux acteurs politiques, économiques et sociaux, mais également aux institutions de l’État. Le FFS affirme vouloir contribuer à rétablir la confiance entre citoyens et pouvoir public.
Les fondements du projet parti
Dans son intervention, Youcef Aouchiche a rappelé que le projet du parti repose sur deux piliers essentiels : la préservation de l’unité nationale, de la souveraineté et de la cohésion sociale, ainsi que la démocratisation des institutions, qu’il considère comme une exigence incontournable face aux défis internes et externes.
Pour rappel, Youcef Aouchiche a indiqué auparavant que la décision du FFS de participer aux prochaines élections découle d’une volonté de «préserver les espaces de liberté» et de renforcer les formes d’organisation politique pacifique.
Cette participation vise également à offrir davantage de visibilité à une alternative démocratique et sociale. Selon Youcef Aouchiche, la participation du FFS aux élections vise à préserver les libertés et à renforcer l’action politique pacifique, tout en offrant une alternative démocratique et sociale plus visible.
Le parti souhaite redynamiser la vie politique, élargir la représentation démocratique et rapprocher l’action politique des citoyens, y compris au sein de la diaspora.
I. Khermane
