Aucun engagement n’a été avancé par la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, quant à une nouvelle augmentation des montants de l’allocation.
La question de la revalorisation de l’allocation forfaitaire de solidarité et de l’allocation destinée aux personnes aux besoins spécifiques revient au cœur du débat politique. A travers une question écrite adressée au Premier ministre, le député de l’APN, Ahmed Beldjilali, a plaidé pour une révision urgente de ces aides sociales, face à l’érosion du pouvoir d’achat et à la hausse continue des prix des produits et services essentiels.
Dans sa question écrite, le député a rappelé que, dans le sillage des décisions prises lors du Conseil des ministres du 16 novembre 2025 — ayant ordonné la préparation de projets visant à relever le salaire national minimum garanti (SNMG) et l’allocation de chômage — la révision des allocations destinées aux catégories vulnérables s’impose comme une nécessité sociale. Il a souligné que les montants actuels ne permettent plus de couvrir les besoins fondamentaux des personnes en situation de handicap, des malades atteints de pathologies graves et des personnes âgées démunies sans revenus.Le parlementaire a ainsi demandé au gouvernement de préciser le calendrier et les modalités d’éventuelles augmentations permettant de préserver et d’améliorer le pouvoir d’achat de ces catégories.
La réponse de la ministre
Répondant au nom du Premier ministre, la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Soraya Mouloudji, a détaillé les mécanismes en vigueur en matière de prise en charge sociale. Elle a rappelé que l’allocation forfaitaire de solidarité est régie par le décret exécutif n° 24-325 du 1er octobre 2024 et qu’elle bénéficie à près d’un million de personnes.
La ministre a mis en avant la revalorisation opérée en avril 2023, qui a porté le montant de l’allocation de 10 000 DA à 12 000 DA pour les bénéficiaires à 100 % d’incapacité, ainsi que le maintien d’une allocation de 7 000 DA pour les bénéficiaires présentant un taux d’incapacité inférieur.
Elle a également souligné les avantages complémentaires accordés aux bénéficiaires, notamment la couverture sanitaire, l’accès aux soins, aux médicaments, aux appareillages et à la rééducation fonctionnelle.La ministre a par ailleurs insisté sur les amendements introduits par le décret exécutif n° 25-307 de novembre 2025, élargissant l’accès à l’allocation à 100 % pour certaines catégories de personnes aux besoins spécifiques, indépendamment de toute autre source de revenu.
Pas de nouvelle augmentation
Toutefois, aucun engagement concret n’a été annoncé quant à une nouvelle augmentation des montants de l’allocation. La ministre a conclu en réaffirmant « le principe de non-abandon par l’État de toutes les formes de soutien et d’accompagnement » et la volonté de préserver les acquis sociaux, tout en soulignant que ces efforts s’inscrivent dans le cadre du respect des équilibres financiers de l’État.
Dans une publication sur sa page officielle, le député Ahmed Beldjilali a estimé, mardi, que la réponse gouvernementale laisse clairement entendre qu’aucune augmentation n’est prévue à court terme.
K.Z.
