L’ambassadrice des États-Unis d’Amérique, Mme Elizabeth Moore Aubin, a indiqué lors de son message d’adieu avant de quitter l’Algérie (2021-2025) la densité du partenariat bilatéral qui unit les deux pays.
La diplomate a dressé un bilan positif de sa mission sur le sol algérien. Mme Moore Aubin s’est exprimée devant la presse pour souligner la solidité des liens unissant Alger et Washington.
Qualifiant les relations bilatérales de «fortes, croissantes et fondées sur le respect et l’amitié», Mme Aubin a réitéré la volonté des deux nations de «poursuivre le travail engagé» sous son mandat.
Le volet sécuritaire a occupé une place centrale dans son allocution. «Nous œuvrons au développement de nos capacités en matière de coopération sécuritaire afin de renforcer la stabilité régionale et de lutter contre le terrorisme», a-t-elle déclaré.
Outre la défense, l’ambassadrice a rappelé que cette dynamique s’étend à des secteurs clés tels que l’énergie et l’agriculture, piliers de la coopération économique, l’éducation et la culture, vecteurs de rapprochement entre les peuples. Mme Aubin a décrit une expérience «édifiante et fructueuse», ne tarissant pas d’éloges sur «la richesse de la culture et la générosité du peuple» de ce qu’elle considère comme un «pays exceptionnel».
Lors de son mandat, l’ambassadrice US à effectué plusieurs visites à l’intérieur du pays ce qu’aucun autre ambassadeur n’a fait jusqu’à présent. Mme Moore Aubin a tenu à exprimer sa gratitude personnelle au président Tebboune pour l’étroite collaboration avec le gouvernement algérien durant ces dernières années.
Une histoire commune
Pour illustrer la pérennité de cette alliance, la diplomate a convoqué l’histoire, rappelant que les fondations du dialogue algéro-américain remontent au Traité de paix et d’amitié de 1795.
Dans ce sillage, elle a rappelé la célébration organisée il y a quelques mois à l’occasion du 230e anniversaire de la signature de ce document, avant d’évoquer la date du 5 juillet 1962, lorsque les Etats-Unis d’Amérique figuraient parmi les premiers pays à avoir reconnu l’indépendance de l’Algérie. L’ambassadrice est revenue également sur l’année 1981, lorsque l’Algérie a joué, a-t-elle dit, «un rôle de médiation efficace et déterminant», contribuant de façon substantielle à la libération de 52 diplomates américains pris en otage à Téhéran.
Les États-Unis figurent parmi les premières nations à reconnaître l’indépendance de l’Algérie en 1962. «Nous continuerons d’œuvrer de concert pour rendre nos deux pays plus sûrs, plus forts et plus prospères», a conclu l’ambassadrice, scellant ainsi son départ sur une note d’optimisme pour l’avenir des relations transatlantiques.
«Ce sont là quelques exemples de l’histoire commune riche et ancienne qui nous unit, et nous continuerons d’œuvrer de concert pour rendre nos deux pays plus sûrs, plus forts et plus prospères», a-t-elle ajouté.
Mme Elizabeth Moore Aubin s’est également adressée le même jour à la presse pour un dernier mot sur son mandat. Elle y a exprimé sa profonde gratitude envers les professionnels des médias pour leur rôle dans la transparence et la compréhension mutuelle entre les peuples. «Votre travail renforce la société et il est fondamental», a-t-elle souligné, remerciant chaque journaliste pour son dévouement.
La diplomate a ensuite rappelé les multiples initiatives culturelles et éducatives menées durant ses quatre années en Algérie : concerts au cœur du désert, ateliers sportifs et culturels, apprentissage de la langue anglaise et ouverture du cinquième American Corner à Béchar, faisant de l’Algérie le pays comptant le deuxième plus grand nombre de centres culturels américains dans la région MENA. Ces projets ont, selon elle, contribué à rapprocher les peuples et à créer de nouvelles opportunités pour la jeunesse et les professionnels du pays.
Booster les échanges commerciaux
Sur le plan sécuritaire et économique, l’ambassadrice a rappelé des avancées significatives : échanges militaires renforcés, visites navales, coopération entre forces de l’ordre, signature de protocoles d’accord, soutien à l’investissement américain en Algérie et projets agricoles innovants, notamment dans le secteur laitier.
Enfin, Mme Moore Aubin a partagé son attachement personnel à l’Algérie, fruit de ses nombreuses visites à travers le pays. Sur le plan commercial, les échanges commerciaux sont passés de 1,2 milliard de dollars en 2020 à 2,6 milliards de dollars en 2021, puis à plus de 4 milliards de dollars en 2022. Plus de 100 entreprises américaines sont déjà implantées en Algérie, créant des emplois et de la croissance économique, non seulement dans les secteurs du pétrole et du gaz, mais aussi dans les secteurs pharmaceutique, technologique, des télécommunications, des énergies renouvelables, de la défense, et de l’agriculture.
Elle conclut avec émotion : «L’Algérie occupera toujours une place toute particulière dans mon cœur. Vivre ici a été un honneur et un privilège. Je vous remercie de m’avoir si chaleureusement accueillie et d’avoir travaillé aux côtés de l’ambassade des États-Unis à Alger, au bénéfice de nos deux nations».
M.T
