Bilan, réformes et défis majeurs de l’Algérie, seront, autant de sujets, qu’abordera le chef de l’Etat devant les représentants du peuple et des membres du gouvernement.
Le président de ma République, Abdelmadjid Tebboune, va prononcer ce mardi 30 décembre, un discours sur l’état de la nation devant les membres deux chambres du parlement, réunis en Congrès au Palais des Nations, à Club-des-Pins.
C’est ce qu’annonce, sur sa page Facebook, le député à l’Assemblée nationale populaire, Ahmed Rabhi. «Nous reprenons nos activités parlementaires à partir de la semaine prochaine, le 30 décembre 2025. Conformément à la révision constitutionnelle, nous avons l’honneur d’assister à la rencontre du président de la République avec les membres du Parlement, dans le cadre d’une tradition annuelle, afin d’écouter les principales questions de la nation à travers les représentants de la souveraineté populaire», a-t-il écrit.
Un rendez-vous politique et constitutionnel instaurée par le chef de l’Etat depuis au moins deux années. Une occasion pour le Président Tebboune de revenir sur « les réalisations » de l’année en cours. Un discours intervenant dans un contexte interne, régional et international d’une extrême sensibilité.
Le chef de l’Etat présidera, à l’occasion, l’ouverture des travaux de la session ordinaire du Parlement, toutes chambres confondues, en présence du président du Conseil de la Nation, Azzouz Nasri, du président de l’Assemblée populaire nationale, Brahim Boughali, du Premier ministre Sïfi Ghrieb, du président de la Cour constitutionnelle, du chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, le général d’armée Saïd Chengriha, du directeur de cabinet de la Présidence de la République, ainsi que de hauts responsables de l’État et des membres du gouvernement.
Le dialogue national inclusif
Au plan politique, le Président Tebboune s’exprimera sans doute sur des sujets divers, à commencer par le « dialogue national » inclusif dont il avait annoncé la tenue pour la fin de l’année en cours et au début de l’année 2026 mais qui « reste tributaire de la manière dont il sera organisé pour permettre à tout un chacun de s’exprimer, en vue de bâtir une République forte et démocratique sans désordre», avait-il précisé, septembre dernier, lors de son entrevue périodique avec des médias nationaux. Pour ce faire, le chef de l’Etat a reçu en audience plusieurs chefs de partis politiques.
Sur le plan interne, les grandes questions qui tiennent au cœur du président Tebboune devraient être abordées, notamment la poursuite de la réforme politique, surtout à l’approche des échéances électorales législatives et locales.Il sera, également, question du projet de loi portant amendement constitutionnel de nature technique, ainsi qu’à deux projets de lois organiques relatifs au régime électoral et aux partis politiques. Des sujets abordés, hier, lors de la réunion du Conseil des ministres.
Le programme économique 2025-2029
Au plan économique le Président Tebboune devrait les indicateurs économiques et financiers enregistrés durant l’année 2025 et exposera les grandes lignes de son programme pour la période 2025-2029 et dont le fait marquant devrait être l’inauguration, fin janvier, du mégaprojet Gara Djebilet. Un projet intégré comportant la mine de fer située près de Tindouf, l’usine de transformation du minerai, située à Béchar, plus au Nord et bien sûr le chemin de fer qui s’étend sur près de 900 Km, reliant Tindouf à Oran, au Nord, en passant par Béchar.
Les conflits internationaux
Enfin, le Président devrait aborder la politique étrangère à travers trois dossiers majeurs. En tête figure la question du Sahara occidental, considérée comme une question de décolonisation. Vient ensuite la situation à Ghaza, que l’Algérie qualifie de tache indélébile sur la conscience de l’humanité.
Le troisième dossier concerne le mandat de l’Algérie au Conseil de sécurité des Nations unies, qui s’achèvera au lendemain de ce rendez-vous, et au cours duquel elle n’a ménagé aucun effort pour défendre la cause palestinienne, appelant sans relâche à l’arrêt de l’agression sioniste contre la bande de Ghaza, malgré le recours répété au droit de veto.
Cela n’a toutefois pas entamé sa détermination à continuer de saisir le Conseil afin qu’il assume ses responsabilités, assure la protection du peuple palestinien contre toutes les formes d’agression et lui permette d’établir son État indépendant. La Libye, le Mali et les conflits en Afrique sont d’autres sujets attendus.
Badis. B
