Le ministère de la Justice, en collaboration avec le Centre de Recherche Juridique et Judiciaire, a organisé hier à Alger, une session de formation sur les «Mécanismes de coopération judiciaire pénale internationale».
Participaient également à cette session des juges d’instruction des pôles nationaux et régionaux spécialisés, ainsi que des représentants du Centre de Recherche Juridique et Judiciaire et des juges des juridictions militaires.
Le directeur général des affaires judiciaires au Ministère de la Justice, Mohamed Hodoud, a précisé que l’objectif de cette rencontre était de «profonde le débat et d’échanger des expériences sur le cadre juridique et les mécanismes pratiques de la coopération judiciaire algéro-internationale». Il a aussi souligné l’importance d’examiner les difficultés rencontrées dans son application et d’explorer les moyens de renforcer et développer cette coopération, afin d’assurer un bon fonctionnement de la justice.
L’objectif principal de cette rencontre est d’améliorer la qualité des demandes de coopération internationale envoyées par l’Algérie vers les autorités judiciaires étrangères.
Il s’agit également de renforcer les capacités des juges chargés de traiter les dossiers de coopération internationale, notamment concernant les demandes d’entraide judiciaire internationale, les demandes d’extradition, les demandes de restitution des produits criminels et autres formes de coopération. Hodoud a mis en évidence que la coopération judiciaire pénale internationale est aujourd’hui une nécessité pour combattre les crimes transnationaux graves tels que le terrorisme, la criminalité organisée, le trafic d’êtres humains, le blanchiment d’argent et la corruption, qui constituent des menaces majeures pour la sécurité et la stabilité des États.
Pour sa part, Abderrezak Bensalem, directeur des affaires pénales et des procédures de grâce, a évoqué la «progression qualitative» réalisée par l’Algérie dans ce domaine.
Il a souligné que le pays avait atteint un taux de conformité de 100 % avec les normes de l’Interpol en matière de coopération judiciaire internationale, grâce au renforcement des capacités des juges et à leur maîtrise des procédures complexes telles que les demandes d’entraide judiciaire, d’extradition et de restitution des biens criminels. Boualem Farahoui, directeur du Centre de Recherche Juridique et Judiciaire, a annoncé que le centre, en partenariat avec le Ministère de la Justice, prépare actuellement deux guides pratiques sur les mécanismes de coopération judiciaire internationale. Il a précisé que la qualité des demandes de coopération ne se limitait pas à une bonne compréhension du cadre juridique, mais qu’elle nécessitait également des compétences dans la rédaction précise et claire de ces demandes, respectant les exigences formelles et substantielles et les normes reconnues dans les systèmes juridiques comparés.
Cette formation s’inscrit dans le cadre des efforts soutenus de l’Algérie pour améliorer ses mécanismes de coopération internationale et renforcer la lutte contre la criminalité transnationale.
R.N
