Lounès Magramane a souligné l’urgence de traiter les causes profondes de l’asile forcé, y compris les conflits et la colonisation, en préconisant une approche équilibrée alliant assistance humanitaire, protection et solutions durables.
Le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Lounès Magramane, a présidé la délégation algérienne participant à la réunion consacrée à l’évaluation des progrès réalisés en matière de mise en œuvre des engagements du Forum mondial sur les réfugiés, tenue du 15 au 17 décembre à Genève, indique un communiqué officiel du ministère.
Lors de son intervention le premier jour des travaux, Magramane a réaffirmé « l’engagement ferme de l’Algérie en faveur des principes de solidarité internationale et du partage des responsabilités, dans un contexte international marqué par de nombreux défis à relever, une recrudescence des crises humanitaires et une hausse du nombre de réfugiés forcés, face au recul des ressources affectées à l’action humanitaire, ce qui laisse prévoir d’importants déficits de financement ».
Plus de cinquante ans d’expérience
Il a rappelé que l’Algérie, « partant de ses principes constants et de son engagement humanitaire, continue depuis plus de cinq décennies d’abriter des réfugiés sahraouis sur son territoire et de leur fournir le soutien nécessaire, en coordination avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), les autres agences onusiennes et les organisations partenaires ».
Le chef de la délégation a insisté sur le fait que « cet effort constant vise à préserver la dignité des réfugiés et à assurer la continuité des services de base jusqu’à parvenir à une solution juste et durable, favorisant leur retour volontaire et digne dans leurs pays ».
Dans le cadre de cette réunion, Magramane a souligné « la nécessité de lutter contre les causes profondes entraînant l’asile forcé, y compris les conflits et la colonisation », appelant à « une approche équilibrée basée sur l’aide humanitaire, la protection et les solutions durables ». Il a également mis en avant « la responsabilité juridique et morale de la communauté internationale dans le traitement des cas d’asile résultant de l’occupation ou des conflits non résolus, notamment en ce qui concerne les réfugiés sahraouis, dans le cadre du respect des principes de la légalité internationale ».
Le Secrétaire général a présenté les avancées réalisées par l’Algérie dans l’exécution des engagements pris lors du Forum mondial des réfugiés en 2023, notamment dans les domaines de la santé, de l’enseignement et des infrastructures. Il a également évoqué les efforts en cours pour l’élaboration d’une loi nationale globale sur l’asile, visant à s’aligner sur les normes internationales tout en respectant la souveraineté nationale.
Magramane a conclu en saluant le rôle de l’Algérie, qui « continue de s’acquitter de son rôle responsable et actif dans le soutien à l’action humanitaire et la défense des causes humaines justes », réaffirmant ainsi la position du pays en tant qu’acteur majeur de la solidarité internationale et de la protection des réfugiés.
Il a enfin souligné la volonté de l’Algérie de renforcer la coopération régionale et internationale pour faire face aux défis croissants liés aux déplacements forcés, en plaidant pour une meilleure coordination entre États, agences humanitaires et organisations civiles afin d’assurer une réponse plus efficace et durable aux besoins des populations vulnérables, tout en mettant en avant le rôle indispensable de la société civile dans la promotion de solutions innovantes et inclusives.
A.M.
