«Quiconque tente de porter atteinte à un seul centimètre du territoire national déclare la guerre à l’ensemble du peuple algérien», martèle Bengrina.
Le président du Mouvement El-Bina, Abdelkader Bengrina, a dénoncé les agissements du « mouvement terroriste connu sous le nom de MAK», affirmant que «ses actions s’inscrivent dans une tentative vaine de faire reculer l’histoire et de raviver des ambitions coloniales définitivement révolues».
S’exprimant hier, lors d’un meeting populaire organisé au siège de son parti, Bengrina a affirmé que les revendications du MAK «ne reposent ni sur une terre, ni sur un peuple, ni sur une histoire, ni sur la raison, ni sur la moindre légitimité ou crédibilité».
Selon Abdelkader Bengrina, ces revendications seraient fondées sur «des fantasmes politiques et des troubles psychologiques », manipulés depuis l’étranger par des cercles coloniaux qui n’auraient jamais accepté la souveraineté irréversible de l’Algérie.
«La plus grande menace qui pèse sur la nation réside dans les appels à sa division et les atteintes à son intégrité territoriale», a-t-il précisé, affirmant que l’Algérie, forte de son histoire et de ses institutions, ne saurait être ébranlée par ce qu’il a qualifié d’«organisation insignifiante» et par des agendas coloniaux déguisés.
Dans son discours à l’occasion de la commémoration du 11 décembre 1960, le président d’El-Bina a établi un parallèle entre la lutte anticoloniale et les défis actuels.
«En ce jour, le peuple algérien a annoncé au monde entier que l’Algérie ne s’agenouillera jamais», a-t-il rappelé, estimant que le pays fait aujourd’hui face à «de nouveaux défis de même nature», portés par «de nouveaux agents», mais animés par des objectifs identiques visant, selon lui, à porter atteinte à l’unité nationale et à la souveraineté de l’État.
Abdelkader Bengrina a également dénoncé les tentatives de proclamation de l’indépendance d’ «une région algérienne» depuis la capitale de l’ancienne puissance coloniale.
Il y voit «une mascarade pathétique» et «un nouvel épisode d’une triste comédie», destiné à tester la réaction du peuple algérien et à plonger le pays dans le chaos. «Quiconque tente de porter atteinte à un seul centimètre du territoire national déclare la guerre à l’ensemble du peuple algérien», a-t-il martelé.
Une riposte ferme
Le premier responsable du mouvement El-Bina a assuré que les forces de sécurité agiront «d’une main de fer, dans le cadre de la loi», contre les plans et les réseaux de ce mouvement. Il a également salué le rôle de la diplomatie algérienne, estimant qu’elle a retrouvé depuis 2019 son «respect et son rayonnement» sur la scène internationale.
À ce titre, il a appelé les partis politiques, les élites et l’ensemble du peuple à se ranger derrière le président de la République face aux États qu’il accuse de soutenir et de couvrir ce mouvement.
Le leader politique a élargi son propos à ce qu’il décrit comme un «projet extérieur plus vaste», qu’il relie aux positions souveraines de l’Algérie en faveur de la cause palestinienne, de la cause sahraouie et à son refus de toute dépendance ou chantage économique. Selon lui, l’intensification de l’activisme de ce mouvement coïncide avec le retour de l’Algérie sur la scène internationale et son refus de s’aligner sur des axes imposés.
Bengrina a par ailleurs critiqué certaines capitales européennes, qu’il accuse de mener des campagnes politiques, médiatiques et «pseudo-humanitaires» contre l’Algérie, tout en protégeant, selon lui, des criminels et des terroristes sous couvert de défense des droits de l’homme.
«L’ère des diktats et des atteintes à la souveraineté est révolue», a-t-il affirmé. Abdelkader Bengrina a salué en outre, la communauté nationale établie à l’étranger, soulignant qu’elle a «une fois de plus prouvé sa conscience et son patriotisme» face aux tentatives de manipulation et aux voix cherchant à ternir l’image de l’Algérie.
Il a insisté sur le fait que cette communauté a su se démarquer clairement des «conspirateurs» et des discours visant à semer la division.
Il a également salué l’ensemble des forces nationales qui ont exprimé «clairement et sans ambiguïté», leur rejet total de ce qu’il a qualifié d’«ignoble conspiration» contre l’unité du pays. Pour Bengrina, cette prise de position nette constitue aujourd’hui un indicateur fondamental de patriotisme sincère, estimant qu’«une position claire est un critère de patriotisme». Il a souligné que la voix des patriotes demeure «le mur contre lequel se briseront toutes les conspirations».
Il rappelle dans ce sens que par le passé, tous les projets de trahison ont échoué face à la cohésion nationale. Dans ce contexte, le président du Mouvement El-Bina El-Watani a appelé à un dialogue et à une coordination nationale globale afin de renforcer le front intérieur et de combler les failles exploitées par les «ennemis du pays».
Islam K.
