Ces derniers jours, de nouveaux signes ont émergé, marqués par un ton apaisé et une volonté de corriger le cours des choses au milieu des tensions qui ont caractérisé les relations entre l’Algérie et la France depuis plus d’un an.
Dans un communiqué, le Mouvement El-Bina El-Watani de Abdelkader Bengrina a salué les signaux positifs émanant du nouveau gouvernement français, les considérant comme une étape vers la clôture d’une période de tension et l’ouverture d’une nouvelle page fondée sur le respect mutuel, la réciprocité et la non-ingérence dans les affaires intérieures des deux pays.
Le communiqué du mouvement a souligné que les déclarations du Premier ministre français, Sébastien Lecornu, devant le Parlement — dans lesquelles il a affirmé qu’il «ne ferait pas de l’Algérie une question de politique intérieure française» — constituent un signe positif traduisant une prise de conscience officielle de la nécessité de soustraire le dossier algérien aux tiraillements partisans internes en France.
Le mouvement a également salué les propos du ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, qui a appelé à «la reprise du dialogue avec l’Algérie», estimant que ces positions marquent un recul par rapport au discours hostile adopté par certains anciens ministres, notamment Bruno Retailleau, que le communiqué accuse d’avoir cherché à « empoisonner les relations algéro-françaises pour des raisons électoralistes et incitatrices ».
Le Mouvement El-Bina a réaffirmé son soutien à la position officielle de l’Algérie, refusant toute forme de chantage ou de pression politique, soulignant que la période actuelle représente une occasion favorable pour dépasser les différends et reconstruire la confiance sur des bases équilibrées et des intérêts communs au service des deux peuples.
Le communiqué s’est conclu en affirmant que le mouvement « continuera à suivre les actions concrètes du gouvernement français, considérant que les faits constituent le véritable critère de la sincérité des intentions, et que l’édification de relations solides entre l’Algérie et la France ne peut se faire que sur la base de la réciprocité, du respect et de la pleine souveraineté ».
Synthèce Badis B.
