Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a reçu, hier à Alger, son homologue de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Mohamed Yeslem Beissat. La rencontre s’est inscrite dans le cadre des concertations régulières entre les deux pays autour de la question du Sahara occidental, à la lumière des récents développements au Conseil de sécurité des Nations unies.
Le ministère des affaires étrangères a souligné, dans un communiqué que les entretiens ont principalement porté sur l’évaluation des discussions tenues en octobre dernier à New York, qui ont conduit à l’adoption de la résolution 2797 renouvelant le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO). Les deux ministres ont salué cette décision, estimant qu’elle préserve les fondements du processus onusien, fondé sur la recherche d’une solution «juste, durable et définitive» au conflit.
Attaf et Beissat ont mis en avant l’importance du maintien, dans la résolution, des principes de base relatifs à la nécessité de relancer les négociations directes entre les deux parties concernées, à savoir le Royaume du Maroc et le Front Polisario. Ils ont également relevé que le texte adopté rappelle clairement que toute solution doit être mutuellement acceptable et conduire à l’exercice par le peuple sahraoui de son droit inaliénable à l’autodétermination.
Les deux responsables ont, par ailleurs, salué la décision du Conseil de sécurité de prolonger le mandat de la MINURSO pour une durée d’un an, conformément à la recommandation du Secrétaire général des Nations unies. Cette prolongation, ont-ils souligné, s’inscrit dans la continuité des efforts internationaux en faveur d’un règlement pacifique du conflit.
Enfin, les ministres ont échangé leurs points de vue sur les perspectives du processus politique sous l’égide de l’ONU. Ils ont réaffirmé leur attachement à une approche respectueuse de la légalité internationale et des principes de décolonisation, soulignant la nécessité de garantir au peuple sahraoui son droit légitime à décider librement de son avenir.
R.N.
