L’attaque d’ampleur subie, dans la nuit du mardi au mercredi, par la flottille «Global Soumoud», composée de quelques 50 embarcations d’une dizaine de nationalités,a fait réagir la classe politique algérienne.
Dans un communiqué commun, signé, jeudi, 11 partis politiques algériens ont appelé au respect du droit international et à l’arrêt de toute action illégale visant la flottille Soumoud, en mission humanitaire dont l’objectif unique est de briser le blocus imposé à Ghaza et d’acheminer une aide humanitaire à une population assiégée. Un énième épisode qui illustre une nouvelle escalade dans la violence de l’entité sioniste. Les signataires ont appelé les organisations internationales à une protection internationale pour cette mission humanitaire en agissant face aux crimes de l’occupation sioniste israélienne, tout en avertissant que «toute attaque contre la flottille constituerait une violation grave du droit international». C’est dire que les menaces sur la sécurité de la flottille restent préoccupantes, à la suite de cette attaque aux drones, qui ont touché, selon des sources crédibles, deux des bateaux de la flottille. Face à l’urgence humanitaire, l’initiative prise par la flottille pour Ghaza est également destinée à ouvrir la voie à un corridor humanitaire durable, vital pour la population locale. Aussi, face à cette attaque survenue dans les zones internationales, plusieurs pays ont réagi pour garantir l’assistance à leurs concitoyens présents sur la flottille.
L’Espagne et l’Italie montent au front
L’Italie, par la voix de son ministre de la Défense, Guido Crosetto, a déclaré, aussitôt l’agression commise, avoir autorisé, «l’intervention immédiate de la frégate Fasan de la marine militaire, au nord de la Crète, et qui se dirige vers la zone». Plus fermes, la diplomatie italienne a exhorté l’entité sioniste à assurer «la sécurité de la flottille, dont les participants ont été ciblés par une attaque massive de drones en mer», soulignant que «la flottille se trouve dans des eaux internationales et que plusieurs Italiens, dont des parlementaires, sont à bord». Même réaction du côté de l’Espagne, où le premier ministre Pedro Sanchez a annoncé qu’un «navire d’intervention maritime équipé de tous les moyens nécessaires appareillera de Carthagène en cas de besoin pour porter assistance à la flottille, en cas de sauvetage à effectuer», non sans insister sur le fait que «le Gouvernement espagnol exige le respect du droit international et du droit de ses citoyens à naviguer en Méditerranée en toute sécurité».
Profonde inquiétude
Dans le même contexte et face à cette attaque barbare de l’entité sioniste, pas moins de 16 ministres des Affaires étrangères ont appelé, au lendemain de l’agression,au respect du droit international et à l’arrêt de toute action illégale visant la flottille Soumoud, qui tente d’acheminer une aide humanitaire vers Gaza. Dans une déclaration conjointe publiée par le ministère irlandais des Affaires étrangères, les chefs de la diplomatie de la Turquie, du Bangladesh, du Brésil, de la Colombie, de l’Indonésie, de l’Irlande, de la Libye, de la Malaisie, des Maldives, du Mexique, du Pakistan, du Qatar, d’Oman, de la Slovénie, de l’Afrique du Sud et de l’Espagne ont exprimé leur «profonde inquiétude quant à la sécurité de la flottille». «Nous appelons toutes les parties à respecter le droit international et à éviter toute action illégale susceptible de mettre en danger la vie des personnes impliquées dans cet effort humanitaire», selon le déclaration conjointe qui ajoute que «les signataires insistent sur la nécessité pour la communauté internationale de garantir le libre passage de l’aide humanitaire à destination des Gazaouis, conformément au droit international et aux principes humanitaires». Après cette nouvelle agression, les organisateurs de la flottille Soumoud ont lancé à la face de l’entité sioniste et de ses acolytes : «Nous sommes actuellement témoins directs de ces opérations psychologiques, mais nous ne nous laisserons pas intimider». Partie en début du mois de Barcelone, sur la côte nord-est de l’Espagne, la flottille avait déjà affirmé avoir fait l’objet de deux attaques de drones alors qu’elle était à l’ancre devant Tunis. Pour rappel, en juillet dernier, l’entité sioniste avait déjà bloqué deux flottilles ayant tenté d’atteindre Ghaza par la mer.
Ferhat Zafane
